Chantal Lerus présente « une candidature positive »

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Chantal Lerus expose sa profession de foi avec son suppléant Georges Hermin pour cette campagne législative expresse et présente des engagements qui s’inscrivent « résolument à Gauche ». 

Chantal Lerus, directrice d’hôpital dans la vie, n’est pas une novice en politique. Elle commence son parcours dans les années 1994 avec Frédéric Jalton et se place d’ores et déjà à Gauche. Elle mène sa première campagne législative en 1997, dans la première circonscription. En 2009 elle est élue pour la première fois, dans le cadre d’une élection partielle, conseillère générale, puis en 2011 présidente de la commission personnes âgées et handicapées. Et réélue en 2015 conseillère départementale. Depuis 2021, elle est conseillère régionale, membre de la majorité d’Ary Chalus, en charge de l’enseignement supérieur et la recherche. Pour cette campagne, elle dit bénéficier du soutien du maire des Abymes, du président de Région et de la France insoumise. 

Une démarche positive

« Ma candidature s’inscrit dans une démarche résolument positive », annonce Chantal Lerus. Dans un contexte national de crise importante, sa candidature se distingue par une démarche positive. « Il ne s’agit pas pour nous de critiquer le travail des anciens députés, qui ont fait ce qu’ils ont pu », précise-t-elle. Cependant, elle estime qu’il y avait d’autres urgences à traiter pour le pays et propose une nouvelle approche pour répondre aux besoins spécifiques des Guadeloupéens. Selon elle, il est crucial d’avoir un député qui reste constant dans ses positions, qu’il soit sur le territoire ou à l’extérieur. « Un député qui ne se travestisse pas quand il prend l’avion pour tenir d’autres positions », affirme-t-elle. 

Les priorités de son programme sont claires. Elle appelle à défendre une approche alternative pour construire un avenir meilleur pour l’île, en se concentrant sur les urgences locales. « Car si on n’y prête pas garde, dans quelques années nous n’aurons plus de pays, eu égard à la grosse crise, à la précarité, au pouvoir d’achat, à l’insécurité générée principalement par la grande oisiveté de nos jeunes », avertit-elle. 

Pour Chantal Lerus, il est urgent d’agir pour sauver la Guadeloupe et offrir des perspectives à la jeunesse, en s’attaquant aux véritables priorités. Une autre préoccupation majeure est l’applicabilité et l’adaptabilité des lois votées au Parlement. « Il ne s’agit pas pour nous d’aller voter des lois applicables en France hexagonale mais qui ne tiennent pas compte de nos spécificités », souligne-t-elle.

Pouvoir d’achat et chômage

Selon la candidate, en Guadeloupe le pouvoir d’achat est une priorité bien plus cruciale qu’en France hexagonale. La précarité y est plus marquée, amplifiée par des coûts supplémentaires tels que les frais d’approche et une majoration de 40%. Cette réalité rend l’impact de la crise économique encore plus sévère pour la population locale. Le taux de chômage, particulièrement élevé, n’est pas comparable à celui de la France hexagonale.

« S’ils avaient le taux de chômage qu’on a ici, cela se traduirait par une guerre civile », déclare-t-elle. Les tentatives actuelles pour apaiser les jeunes avec des mesures temporaires sont insuffisantes. Elle insiste sur la nécessité d’adapter les lois et de mieux prendre en compte les intérêts locaux. Elle appelle à des actions urgentes, soulignant que sa démarche n’est pas de critiquer les précédents députés, mais de proposer des solutions concrètes face à l’urgence nationale et locale. « Ce qui est important, c’est ce qui nous rassemble », affirme Chantal Lerus.

Faire front contre le RN

Opposée à toute mesure raciste et xénophobe, cette candidature critique vivement la politique gouvernementale actuelle, jugée désastreuse pour les Outre-mer. Le résultat de cette politique se reflète dans la montée inquiétante du Rassemblement national, choisi par près d’un tiers des électeurs guadeloupéens. « Pour nous, c’est un combat extrêmement prioritaire ».