Correctionnelle: le dossier d’agression sexuelle n’était pas en état d’être jugé

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Tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre

Par Richard GARNIER ([email protected])

Il n’y a pas eu d’examen sur le fond dans l’affaire d’agression sexuelle présumée impliquant un prévenu de 39 ans. Des investigations complémentaires ont été demandées et le retour de ce dossier à l’instruction.  

La comparution immédiate devant le tribunal correctionnel pointois avait déjà fait l’objet d’un délai différé, dans l’attente de retour d’analyses ADN, à la suite d’une agression sexuelle qu’aurait commis le prévenu en pleine rue. Une empreinte génétique masculine avait bel et bien été mise à jour, mais sans profil précis. Le tribunal demandait ainsi des investigations complémentaires et l’ouverture d’une information judiciaire.

Le prévenu clame son innocence

Son avocat, Maître Frédéric Jean-Marie, se montre favorable à de tels prolongements d’investigations, et plaide le fait que son client clame son innocence. « Il faut donc que la justice rapport la preuve de sa culpabilité », conclue-t-il. Après en avoir délibéré, les trois juges décidaient, sans surprise de renvoyer ce dossier entre les mains du parquet, qui devait dans la foulée saisir un juge d’instruction. Son maintien en détention provisoire était par ailleurs requis par le ministère public.