Deux jours pour asseoir les bases d’une vraie plannification dans le domaine de l’eau

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Les 16 et 17 avril derniers, l’ensemble des collectivités et acteurs compétents dans le domaine de la distribution de l’eau ont participé à une série de réunions au siège du SMGEAG dans le but de poser les bases d’une meilleure gestion et plannification de la distibution et de la qualité de l’eau.

L’initiative de l’ARS s’est construite en partenariat avec l’Office International de l’Eau (OIE) basé à Limoges. Dans son intitulé complet, il s’agissait de “garantir la qualité de l’eau régulièrement mise à disposition par la maîtrise des infrastructures et des procédures ; constituer les plans de gestion de sécurité sanitaire des eaux associés.” 

Ces engagements sont formalisés dans des plans de gestion de la sécurité sanitaire des eaux, outils incontournables que doivent monter les acteurs de l’eau de manière obligatoire depuis janvier 2023. 

“C’est une opportunité pour sortir de l’ordinaire. Il est malheureux de constater qu’en matière d’eau on ne parle que d’urgence or il y a un travail sur le temps moyen voire sur le temps long à inscrire aussi sur les agendas de tout le monde. Il faut sortir la tête du guidon pour se projeter et avoir une action cohérente avec de bonnes pratiques qui in fine vont garantir la qualité de la ressource.” explique Patrick Saint-Martin, directeur de la sécurité sanitaire à l’ARS.

Une question d’anticipation

 Ces documents permettent d’avoir une vision globale de toutes les étapes de la production de l’eau du captage à l’acheminement en passant par les unités de traitement. Ainsi, les acteurs de l’eau doivent identifier sur tout ce parcours les points de blocages, les besoins à l’avenir, les possibilités d’optimisation afin d’anticiper les futures problématiques.

“Il faut avancer plus vite, les acteurs de l’eau ont des deadlines à respecter sur les rendus et les attendus.” conclut Patrick Saint-Martin

Durant ces deux jours, les collectivités ont donc pu tirer profit de toute l’aide technique apportée par l’OIE pour construire les bases de ces documents. Compte-tenu des tensions croissantes sur la ressource en eau (pollutions, activités humaines, changement climatique), l’effet boule de neige et l’enlisement dans la crise est un scenario à éviter à tout prix.