[EXCLUSIF]. Marie-France Grugeaux-Etna et François-Xavier Guillerm racontent «Lucette Michaux-Chevry, la dame de fer de la Caraïbe française»

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Les deux journalistes, auteurs de « Lucette Michaux-Chevry, la dame de fer de la Caraïbe française » racontent dans cet ouvrage de 280 pages une partie de la vie politique de celle que l’on surnommait « gwan madanm la ».

Dans « Lucette Michaux-Chevry, la dame de fer de la caraïbe française » parus chez Caraïbéditions, Marie-France Grugeaux-Etna et François-Xavier Guillerm, dressent un portrait de Lucette Michaux-Chevry et des  60 ans de règne pour ce fin stratège qui a marqué la politique française et singulièrement la Guadeloupe.

Morceaux choisis:

Pourquoi avoir voulu écrire sur LMC ?

Marie-France Grugeaux-Etna (MFGE) : FXG avait tous ces bouts de témoignages de LMC d’une grande valeur. Pas assez pour en faire un bouquin ! Mais elle n’a pas accordé à un autre journaliste de telles confidences. Il avait cette base à étoffer. Je lui ai proposé, moi étant en Guadeloupe, de récolter des témoignages de gens qui ont travaillé avec elle et qui sont intéressants. Avec un fil rouge : José Vatin.

François-Xavier Guillerm (FXG) : J’ai épluché les archives sur LMC. Il n’y avait pas vraiment de témoignage d’elle. J’ai demandé à MFGE si cela l’intéressait et nous avons lancé ce projet d’écriture à quatre mains. José Vatin est le fil rouge. C’était un collaborateur de LMC pendant 30 ans. Pas le plus connu ! Il a créé la cellule communication de la préfecture dans les années 1970 au moment des événements de la Soufrière. Très vite, LMC l’a invité à venir travailler avec elle jusqu’en 2004.

Que retrouve t-on dans votre livre ?

Marie-France Grugeaux-Etna (MFGE) : Déjà une succession de témoignages qui s’entremêlent avec le sien. Quelques fois sur les mêmes faits au même moment et les versions ne sont pas toujours les mêmes. On comprend mieux Michaux à travers cet ouvrage. Même moi, ce qui m’a interpellée et que je n’avais pas capté avant : cette femme quand elle est rentrée en politique – sa mère qui l’a poussée – c’était une femme pleine de bonnes intentions, brillante, intelligente, tout feu, toutes flamme pour la Guadeloupe. Mais elle a été tellement trahie, encore jeune par Frédéric Jalton qui lui a promis la présidence du conseil général, ou d’être la plus jeune sénatrice de France… À chaque fois elle se relançait dans la bataille. Elle a souvent surpris des conversations : « pas de femme, que veux tu faire avec une femme, etc ».

Cela l’a rendue haineuse. Elle aura un goût de vengeance qui ne la quittera jamais. Elle s’est dit : « moi je vais vous montrer ce dont je suis capable et je vais vous mener où je dois vous mener ».

L’interview est à retrouver en intégralité dans votre édition papier de ce vendredi.