Joutes verbales au tribunal

The content originally appeared on: Martinique FranceAntilles

Jean-Michel Hauteville [email protected]

Les trois lauréats : Maila Ruiz, Marouen Neffati et Mickael Bedin. • JEAN-MICHEL HAUTEVILLE

La première édition du concours d’éloquence, organisée par le Centre départemental pour l’accès au droit, s’est déroulée jeudi dernier au palais de justice de Fort-de-France. Neuf étudiants en droit à l’Université des Antilles ont mesuré leurs capacités oratoires et déroulé avec originalité leurs plaidoiries basées sur une citation d’Aimé Césaire : « La justice écoute aux portes de la beauté ».

C’est une audience d’un genre nouveau qui s’est
déroulée, jeudi 3 novembre, dans la salle B du palais de justice de
Fort-de-France. En effet, il n’y avait, ce soir là, ni accusé, ni
procureur, ni partie civile. Pourtant, les plaidoiries se sont
succédé, déclamées avec conviction par des orateurs qui ont captivé
non seulement le jury, mais aussi le public présent dans une salle
d’audience pleine à craquer malgré l’heure tardive. Car, une fois
n’est pas coutume ce n’est pas un procès aux assises qui s’y
tenait, mais un concours d’éloquence.

Ils étaient neuf candidats, tous étudiants en
droit à l’Université des Antilles, à s’affronter lors de la
première édition jamais organisée sur notre île de ce type de
compétition. « Le concours d’éloquence est un prétexte pour
permettre à ces étudiants de pénétrer dans le palais de
justice », explique Karine Gonnet, présidente du tribunal
judiciaire de Fort-de-France et du conseil départemental de l’accès
au droit (CDAD), la structure organisatrice de cet événement. Le
but de la démarche était donc, selon la magistrate, de « se
réunir autour des étudiants » tout en renforçant le
« lien entre les praticiens » – magistrats, avocats -,
mais aussi de « témoigner de la vivacité intellectuelle »
des six jeunes hommes et trois jeunes femmes engagés dans ce
tournoi.

Jury prestigieux

Les neuf participants concouraient dans trois
catégories distinctes