La fille de l’ex-ministre Elisabeth Moreno jugée en juillet pour une affaire de trafic de cocaïne depuis la Martinique

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La justice reproche à la fille d’Elisabeth Moreno d’avoir « omis de justifier des ressources correspondant à son train de vie » et d’avoir « bénéficié du trafic » de son mari.

Elle devait être jugée jeudi dernier (2 juin) par le tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes (Essonne),a révélé le journal Le Parisien.

Anaïs S., mère de famille de 31 ans, n’est autre que la fille de l’ex-ministre déléguée Elisabeth Moreno (chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, la Diversité et l’Egalité des chances) et candidate LREM (La République en Marche) aux législatives. Son procès prévu en comparution immédiate a finalement été renvoyé au mois de juillet.

La justice lui reproche d’avoir « bénéficié du trafic » de son mari. Ce dernier, déjà connu de la justice et condamné par le passé à trois ans de prison pour participation à une association de malfaiteurs et blanchiment, en lien avec du trafic de stupéfiants, est poursuivi pour des importations de cocaïne et de cannabis depuis la Martinique jusqu’à son lieu de résidence de Morsang-sur-Orge (Essonne).

« Non-justification de ressources »
Sa compagne, qui comparaissait à ses côtés jeudi dernier, doit répondre de « non-justification de ressources ou de l’origine d’un bien » en lien avec le trafic de drogue.

La justice la soupçonne d’avoir « omis de justifier des ressources correspondant à son train de vie », a précisé le président du tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes (Essonne).

Le prochain procès est fixé dans un mois, devant la même juridiction.