La question des « monopoles outre-mer » revient sur le devant de la scène

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Économie

L’aérien, avec par exemple Pascal de Izaguirre, à la tête de la compagnie Corsair, était aussi au programme de cette série de conférences. • JS

Interrogé à l’occasion d’un colloque organisé par le journal Le Point, le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin, a sonné la charge contre «des monopoles capitalistiques insupportables», responsables de la cherté de la vie dans les collectivités ultramarines. Commandé par le gouvernement, un rapport parlementaire est attendu «dans quelques semaines.»

Ceux qui se sentiront visés dénonceront à coup sûr
la stratégie du «bouc émissaire» : interrogé sur les raisons du
coût de la vie dans les Outre-mer, le ministre Gérald Darmanin n’a
pas mâché ses mots. À l’en croire, «le grand sujet, ce sont les
monopoles. Il y a des monopoles capitalistiques insupportables :
quelques familles organisent la non-concurrence !»

Invité du colloque «l’Outre-mer aux avant-postes»,
organisé par le journal Le Point, Gérald Darmanin ne s’en est pas
tenu à des propos généraux à l’ensemble des Outre-mer. «Ce qui se
passe en Martinique à propos de la canne et de la banane n’est pas
acceptable, a-t-il poursuivi d’un ton offensif. C’est le cas aussi
en Guadeloupe, à La Réunion. Lutter contre cet état de fait ne
coûte pas un euro d’argent public : dans quelques semaines, le
Parlement rendra un rapport, commandé par le gouvernement, qui
permettra de casser les monopoles et de récréer la
libre-concurrence.» Pour le numéro 3 du gouvernement,…