La SNSM de Saint-Martin plainte contre X pour déploiement inutile de moyens de secours

The content originally appeared on: Guadeloupe FranceAntilles

 La semaine dernière, des membres de la SNSM ont reçu un signal de détresse. Après avoir dépéché des secours, ils n’ont rien trouvé. Une plainte sera déposée pour déploiement inutile de moyens de secours matériels et humains.

La semaine dernière (16 juin) à 20h35, alors que les membres de la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) de Saint-Martin prenaient leur traditionnel verre de l’amitié, à l’issue de leur réunion hebdomadaire, ils reçoivent un appel du CROSS-AG (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage sur les Antilles-Guyane) pour signalement d’une fusée de détresse.

Celle-ci aurait été vue en mer par un témoin à terre. Après une conférence téléphonique avec lui, la SNSM de Saint-Martin est engagée par le CROSS.

Aussitôt, 4 équipiers bénévoles se préparent avec leur matériel, en attendant le retour d’un patron suppléant pour prendre la direction de l’équipage.

A 20h59, un équipage appareille pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une « Full Moon Party » sur la plage. Ensuite des équipiers y interrogent un catamaran au mouillage, qui n’a pas vu de fusée de détresse.

Pas vu de fusée de détresse

Le CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance et de secours) confirme également qu’il n’a pas vu de fusée de détresse.
Les sauveteurs s’engagnent malgré une mer agitée, ils scrutent l’horizon mais ne voient rien. Pas de débris de bateau, pas de radeau de survie, personne à l’eau.

A 21H55, après un rapport détaillé, la Rescue Star reçoit liberté de manœuvre du CROSS pour rejoindre son port d’attache, la Marina Fort Louis, tout en gardant une vigilance.

La station SNSM de Saint-Martin déposera plainte contre X à la Gendarmerie pour déploiement inutile de moyens de secours matériels et humains.

Conformément à l’article 322.14 du Code Civil, cela peut valoir à son auteur jusqu’à 30 000 € d’amende et 2 ans d’emprisonnement.