La violence à l’égard des femmes a augmenté chez les jeunes couples

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Par Nathalie DINANE
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Violences conjugales • SHUTTERSTOCK

Ce vendredi 25 novembre, c’est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. La déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes a été adoptée le 20 décembre 1993 par l’assemblée de l’ONU. Après près de 30 ans, les violences ne diminuent pas. Pire de l’avis de certains experts, elle augmenterait, particulièrement chez les jeunes.

Lors de la journée de la femme le 8 mars, des
femmes (âgées entre 75 et 95 ans) ont raconté dans France-Antilles
leur quotidien en précisant : « Fanm ni chans jodla ! Nou, nou
té ka sèvi sèwpiyèr ! ». Elles évoquent là un comportement et
des propos irrespectueux de la part des hommes. Une violence alors
tolérée par ces femmes qui pour la plupart ne travaillaient pas et
estimaient n’avoir d’autre choix que de subir les assauts violents
de leur mari, du père de leurs enfants. Et pourtant aujourd’hui, au
vu du nombre de plaintes et de convocations au tribunal, on serait
enclin à penser que la lutte pour l’élimination de ces violences
n’a pas été vraiment efficace. Le sociologue Ary Broussillon
confirme  : « on parle davantage de ces violences dans
l’espace public. Mais il n’y a pas de statistiques qui l’attestent
mais j’ai l’impression qu’il y a plus de violences au sein des
couples, et surtout des jeunes couples. Au niveau des propos et des
gestes ! » 

Le regard de l’homme a changé

Lors de ses interventions ou de ses rencontres
avec des éducateurs spécialisés, des jeunes en milieu carcéral ou
autre, M. Broussillon s’est dit frappé par le langage employé par
les jeunes gens pour qualifier leur copine et des jeunes femmes
elles-mêmes qui manquent cruellement de douceur. « Le regard
de l’homme sur la femme a changé, c’est lié peut-être aux paroles
de certaines chansons, aux publicités, etc. La femme apparaît comme
un objet et renvoie cette image à l’homme. En tout cas, il y a
moins de respect qu’avant. »

C’est sans doute lié également à la société plus
vénale, où il règn