« Le développement de Marie-Galante ne peut se faire que par le secteur privé »

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François Navis, maire de Saint-Louis, élu en 2020 

Propos recueillis par
Claudia BELTON
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François Navis Maire de Saint-Louis de Marie-Galante. • DOMINIQUE CHOMEREAU-LAMOTTE

Le maire de Saint-Louis est un universitaire qui enseigne depuis 42 ans. Il dispense des cours d’économie à l’UFR économie et juridique, à Fouillole. Il est à la tête d’une commune de 2 400 habitants, difficile dans ces conditions de rêver de projets trop ambitieux.

Après trois ans à la tête de la commune de
Saint-Louis, quels sont ses atouts ? 

Tout d’abord, Saint-Louis est la plus grande
commune de Marie-Galante, 56 km2. C’est également la
moins peuplée avec 2 400 habitants, la densité est donc faible,
l’habitat est épars. Saint-Louis est composée de zones rurales
dominées par la culture de la canne. Le territoire est divisé en
trois secteurs : le bas, le haut, comme on les appelle, et le
bourg. Le bourg est la partie historique de la ville avec autour un
demi-chapelet de logements sociaux. Nous vivons de l’agriculture,
notre sol est fertile. L’autre atout naturel, c’est le versant
maritime qui n’est pas suffisamment exploité pour développer une
économie forte.

Les faiblesses de la collectivité ? 

L’indivision. La réforme foncière de 1967 a permis
l’accession à la propriété aux colons. Quand ceux-ci sont décédés,
ils ont laissé leur bien à leurs enfants qui sont morts à leur
tour. Aujourd’hui, nous nous trouvons dans une situation difficile
: comment accéder au foncier ? Nous avons besoin de ce foncier pour
un développement économique de notre territoire. Lorsqu’une commune
ne maîtrise pas le foncier, elle ne peut pas bénéficier de prêt
bancaire ni de subventions des fonds européens. Résultat : les
familles qui ont de faibles revenus…