Le « rond-point de la résistance » sommé de déménager par la justice

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Saisi par la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Martinique (CCIM), le tribunal administratif a ordonné hier (lundi 2 mai) aux soignants et militants installés au rond-point de la Présence Africaine de quitter les lieux. 

Le tribunal administratif a finalement tranché en faveur de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Martinique. Le 27 avril dernier, la juridiction, saisie par la CCIM, avait examiné la requête visant à déloger les militants mobilisés contre l’obligation vaccinale et installés depuis plusieurs mois à l’ entrée du Grand Port Maritime de Martinique, au rond-point de la présence africaine.

Cinq jours après l’examen des arguments des deux parties, le tribunal a ordonné ce lundi soir le déménagement du ” village de la résistance “, dans un délai de cinq jours, sous peine d’une amende d’astreinte de 100 euros par jour de retard. 

Mobilisés depuis des mois

À l’audience, l’avocat de la CCIM, Me Joël Catol avait mis en avant des questions de sécurité liées au passage des semi-remorques. En face, Maître Sylvette Romer et Maître Georges-Emmanuel Germany, représentant la défense des syndicats assignés en référé – Union syndicale autonome de Martinique (USAM), Confédération générale du travail de la Martinique (CGTM) et Union syndicale des sages-femmes (USSF) – ,avaient contesté l’urgence à agir et également le fait que la CCIM soit propriétaire des lieux. 

Depuis le mois de novembre, des soignants, des pompiers et différents syndicats sont mobilisés sur le site pour contester la mesure d’obligation vaccinale. 

Plus de précisions dans l’édition de ce mercredi.