L’état de catastrophe naturelle reconnu pour quatre communes de Guadeloupe suite aux inondations

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L’état de catastrophe naturelle a été reconnu pour les communes de des Abymes, de Pointe-à-Pitre, du Gosier et de Morne-à-l’Eau,  touchées par les inondations à la fin avril, a indiqué mercredi le ministre des Outre-mer.

Dans un tweet, le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, a indiqué avoir “informé le président du Département de Guadeloupe, Guy Losbar, (…) que suite aux inondations qui ont touché la Guadeloupe, le 30 avril, l’état de catastrophe naturelle avait été reconnu pour Les Abymes, Pointe-à-Pitre, Le Gosier et Morne-à-l’eau”.

Dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 avril, des précipitations records, avaient touché l’archipel,notamment des zones où la montée des eaux avait piégé de nombreux automobilistes. Ces intempéries ont causé un décès.

Une réponse aux demandes des parlementaires 

La député Justine Bénin a indiqué dans un communiqué ” je prends acte de l’annonce du Gouvernement avec satisfaction , de la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les communes du Gosier, Pointe a Pitre, morne-à l’eau et les Abymes.” 

Il s’agit selon elle “‘d’une bataille menée de front auprès du gouvernement pour que la Guadeloupe bénéficie de ce dispositif après les inondations récentes qui ont fait des dégâts très importants et ruiné des entreprises et des foyers”

En effet, les parlementaires de Guadeloupe avaient écrit au début du mois de mai au Premier ministre pour lui demander de reconnaître l’état de catastrophe naturelle après les inondations, mais également de renforcer la coopération avec les collectivités pour augmenter les investissements contre l’artificialisation des sols.

La Guadeloupe est très concernée par le risque d’inondation en raison du dérèglement climatique. Si jusqu’ici l’Observatoire de l’énergie et du climat régional prévoyait que 42 hectares actuellement urbanisés de Point-à-pitre soient inondés à l’horizon 2050, le dernier scénario passe à 48 ha. Un phénomène également mis en avant dans le passage du 6e rapport du Giec consacré aux petites îles, qui détaille des “risques de submersions-inondations” accrus.

L’ensemble des sinistrés de ces communes pourront donc bénéficier du statut de catastrophe naturelle et être indemnisés selon les  dégâts qu’ils ont subi sur leurs biens assurés.