L’infertilité, un fléau médical touchant les couples

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Par Anthony BASSIEN-CAPSA
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Femme victime d’infertilité • SHUTTERSTOCK

À l’occasion de la Semaine de sensibilisation à l’infertilité, intéressons-nous à la situation de ce fléau médical touchant les couples dans notre archipel comme partout ailleurs.

En France, 1 couple sur 8 en moyenne consulte un
médecin en raison de difficultés à concevoir un enfant. Dans 3/4
des cas, l’infertilité est soit masculine, soit féminine, soit
mixte. Notons que dans 10 à 25% des cas, elle n’est pas liée à un
défaut spécifique entre les deux partenaires. Une prise en charge
médicale permettrait de résoudre un certain nombre de cas
d’infertilité et la procréation médicalement assistée fait partie
des solutions envisageables. Les chercheurs cherchent néanmoins à
comprendre les facteurs génétiques et environnementaux
sous-jacents.

L’infertilité kézako ?

L’infertilité est une lacune à concevoir un
enfant. La probabilité de survenue d’une grossesse durant un mois
ou cycle menstruel, chez un couple n’utilisant pas de contraception
est de l’ordre de 20 à 25%.On parle donc d’infertilité en cas
d’absence de grossesse malgré des rapports sexuels non protégés
pendant une période d’au moins 1 an. Par ailleurs, entre un tiers
et la moitié des grossesses surviennent après 6 mois de tentatives,
ce qui est considéré comme un faible « rendement
reproductif » par rapport à d’autres espèces animales.
Celui-ci s’expliquerait en grande partie par un fort taux de
fausses-couches spontanées, détectées de manière précoce au cours
de la grossesse et dont la plupart ne sont pas vraiment décelées.
Notons que ce phénomène concernerait la moitié des conceptions et
serait causé par des défauts de développement précoces des embryons
humains, comme les anomalies du nombre de chromosomes, jugés non
viables. De plus, la fécondation résulte d’un processus complexe
faisant intervenir plusieurs facteurs, puisque chaque étape du
déterminisme sexuel, de la gamétogenèse et de la fécondation en
elle-même favorise l’intervention d’innombrables mécanismes
finement orchestrés. Il suffit que l’un d’entre eux soit altéré
aussi bien chez l’homme que chez la femme pour entraîner
l’infertilité dans un couple.