Mort cérébrale de Taïna, lycéenne à Dumas-Jean-Joseph : « nous sommes tous touchés, choqués »

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À la suite de l’annonce jeudi de la mort cérébrale de la jeune lycéenne, la rectrice de l’académie de Martinique, s’est rendue, ce vendredi matin (25 novembre), au lycée professionnel Dumas-Jean-Joseph de Fort-de-France, pour échanger avec le personnel du lycée et les membres de la cellule d’écoute.

Après la bagarre survenue lundi après-midi au lycée professionnel Dumas-Jean-Joseph de Fort-de-France, entre deux lycéennes, Taïna, 17 ans, se trouve malheureusement, depuis ce jeudi, en état de mort cérébrale au CHUM.

Nathalie Mons, la rectrice de l’académie de Martinique, s’est rendue, ce vendredi matin (25 novembre), au lycée professionnel Dumas-Jean-Joseph de Fort-de-France, pour échanger avec le personnel du lycée et les membres de la cellule d’écoute.

« Il y a beaucoup d’émotion dans toute la communauté scolaire et en Martinique face au drame qui a touché Taïna. C’était une élève prometteuse de 17 ans de ce lycée en section soins à la personne. C’est une simple dispute qui a malheureusement tourné en bagarre et provoqué ce drame. Les surveillants, professeurs et élèves sont intervenus pour séparer les deux jeunes filles. Il y a eu un malaise et l’infirmière a tout de suite pris le relai avec un défibrillateur dans l’établissement. Nous sommes sur le pont pour soutenir la communauté scolaire. Nous allons rester là le temps qu’il faudra. Nous apportons tout notre soutien au père, à la famille dans cette période très compliquée », a déclaré la rectrice, très émue.  

 

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Dès lundi, une cellule d’écoute a été mise en place. Plus de 10 personnes, à savoir des infirmières, assistantes sociales et psychologues, sont présentes en permanence dans l’établissement pour écouter les élèves, parents et le personnel du lycée. Des médecins sont venus aussi à la rescousse. 

 

La classe solidaire envers ses deux camarades 

« Nous sommes tous touchés, choqués. Après une semaine d’écoute, nous sommes très mobilisés pour accompagner toute la communauté scolaire, a assuré Anie Bellance, conseillère technique de service sociale auprès de la rectrice. Nous le ferons encore la semaine prochaine pour ceux qui éprouvent le besoin d’être écouté. Au-delà des émotions et sentiments, nous avons aussi cette solidarité à avoir auprès de ceux qui sont en souffrance. Nous aussi, nous sommes en souffrance avec cette famille. Forcément, c’est la surprise, le choc, la tristesse qui anime tout le monde. Ce besoin de parler est important ».

La cellule d’écoute prend des nouvelles quotidiennement de tout le monde. « On a une prise en charge globale. On essaie de ne laisser personne de côté. Toute la communauté martiniquaise se mobilise autour de ce drame. Il faut être dans une démarche positive d’accompagnement et d’écoute. Nous serons toujours là. Nous sommes solidaires. Leur peine est la notre aussi », a affirmé la conseillère technique. La classe a été accompagnée puis elle a montré très vite sa solidarité envers ses deux camarades. « Il n’y a pas de différence pour eux, ils ont souhaité s’adresser par écrit aux deux filles, a confié Anie Bellance. Si les enfants savent s’unir autour d’un drame, c’est important que les adultes le fassent aussi ».