Animateur social, militant culturel et fervent défenseur du patrimoine, Patrick Solvet est décédé ce mardi 9 juin 2026 des suites d’une longue maladie. Membre du club des Volcans de Sainte-Anne, il avait notamment porté le combat pour l’inscription du gwoka au patrimoine immatériel de l’UNESCO.
C’est une triste nouvelle qui frappe le monde associatif et culturel guadeloupéen. Patrick Solvet s’est éteint ce mardi 9 juin 2026, après plusieurs mois de combat contre la maladie. Pour ceux qui l’aimaient, il était « un roc, un baobab ». Un homme debout, solide, généreux. La mort en a décidé autrement. Ses proches, sa famille, ses amis du club des Volcans de Sainte-Anne et de l’équipe Bœufs Tirants Guadeloupe sont aujourd’hui sous le choc. « Merci pour tout le travail accompli, M. Solvet. Les veillées, le gwoka, les jeux traditionnels… vous connaissiez tout un pan de notre patrimoine », écrivent ses compagnons de route.
Ceux qui ont côtoyé Patrick Solvet décrivent un homme bon, souriant, bienveillant. Mais aussi un homme de parole. Sa droiture et sa capacité à tenir ses engagements étaient saluées par tous. Animateur social de métier, il avait fait de la transmission une raison de vivre. Il ne se contentait pas de défendre les traditions : il les vivait. Les veillées créoles, les jeux traditionnels, les rythmes du gwoka… Rien de ce qui faisait l’âme de la Guadeloupe ne lui était étranger. « Il s’est engagé pour le pays et ses traditions ", résume sobrement l’un de ses proches.
Le gwoka à l’UNESCO : son combat victorieux
Parmi ses nombreux engagements, Patrick Solvet a joué un rôle décisif dans la reconnaissance internationale du gwoka. Militant culturel infatigable, il a été l’un de ceux qui se sont battus pour que le gwoka guadeloupéen soit inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Ce combat, mené avec d’autres passionnés, a abouti en novembre 2014. Une victoire dont il était fier, mais qu’il considérait comme une étape. Car pour lui, l’essentiel restait l’école. « Il faut parler de musique traditionnelle aux enfants », répétait-il. Transmettre aux plus jeunes était sa priorité absolue.
Avec la disparition de Patrick Solvet, c’est tout un pan de la mémoire vivante de la Guadeloupe qui s’efface. « Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à tous les membres du club dans cette douloureuse épreuve », écrivent ses amis de l’équipe Bœufs Tirants Guadeloupe, au nom d’Antoine et de tous ceux qui l’ont aimé. Les hommages ne manqueront pas. Mais pour l’heure, c’est la tristesse qui domine. Et la gratitude pour tout ce qu’il a donné.
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