Statues déboulonnées : cinq mises en examen

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Après avoir été placés en garde à vue dans l’affaire des statues mises à terre, cinq militants ont été présentés hier à un juge d’instruction, mis en examen et laissés libres, sous contrôle judiciaire. 

Ils sont tous ressortis libres, à l’issue de leurs auditions. Hier (mardi 3 mai), cinq militants poursuivis pour l’affaire des statues déboulonnées en mai et juillet 2020 (Joséphine, D’Esnambuc, Victor Schoelcher) ont tous été placés en garde à vue.

Interpellés à 6h du matin pour trois d’entre eux – une s’est présentée d’elle-même après une opération non)-fructueuse chez sa mère et un autre a été extrait de la prison -, ils ont d’abord tous été placés en garde à vue. 

Dans l’après-midi, le juge d’instruction qui pilote cette enquête les a reçus et tous mis en examen pour destructions, dégradations et détériorations de biens publics. Ils ont été laissés en liberté, mais placés sous contrôle judiciaire avec un certain nombre d’obligations, dont celle de ne pas se rencontrer. 

Poursuite des investigations

Les investigations se poursuivent toujours sous la coupe du magistrat instructeur.

Hier, l’interpellation des militants au lever du jour a suscité des réactions d’indignation, notamment du Kollectif du 13 Janvié 2020, de l’association féministe Culture Égalité, mais aussi de la CGTM qui y voit ” des manœuvres d’intimidation et de provocation “.

Au-delà du fond, c’est la forme que les soutiens des militants contestent. ” L’opération de ce mardi avait de toute évidence un triple objectif : provoquer, intimider, humilier “,  écrit Gabriel Jean-Marie, dans un communiqué.