Un an après la crise sociale, « le mal-être demeure » au sein de la population

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Wendy Noel
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La grève générale avait débuté le 22 novembre 2021 à l’appel de l’intersyndicale.  • JEAN-MARC ETIFIER

Le lundi 22 novembre 2021, débutait la grève générale contre l’obligation vaccinale, le pass sanitaire et la vie chère. Pendant près de deux semaines, la Martinique avait vécu au rythme des mobilisations, des blocages et des émeutes. Un an plus tard, retour sur cette crise sociale. 

«Si nous nous sommes installés ici, c’est qu’on
sait très bien que nous n’en avons pas terminé », assure Serge
Aribo. Le secrétaire général de l’UGTM, interrompu en pleine séance
de jardinage, nous reçoit dans une des cabanes colorées érigées
dans un champ en bordure de la Nationale 9 et du rond-point de la
Présence africaine. Un « village de la résistance » où
l’intersyndicale de la santé a pris ses quartiers depuis le blocage
du port l’année dernière*. Dès le 22 novembre, les accès en avaient
été totalement bloqués, jour et nuit, par des barrages et des
camions.

Une date qui concorde avec le début de la grève
générale qui avait secoué notre île il y a pile un an. À l’appel
des syndicats, les Martiniquais s’étaient mobilisés dans les rues
de Fort-de-France contre l’obligation vaccinale, le pass sanitaire
et la vie chère. Pendant onze jours, des barrages avaient été
dressés en divers points stratégiques du territoire et,
parallèlement, des violences urbaines avaient éclaté entre les
forces de l’ordre et des jeunes (voir ci-contre). Une crise sociale
qui avait pris de l’ampleur et