Un bilan carbone positif pour l’UGPBAN et son transporteur CGA-CGM

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Pierre Monteux, directeur de l’UGPBAN-Fruidor et son partenaire historique, le groupe CGA-CGM sont venus présenter un bilan Carbonne encourageant de la filière banane de Guadeloupe et de Martinique et les évolutions dans les énergies propres, notamment le Bio-Fioul, pour le transport du fruit préféré des enfants depuis les Antilles vers l’Europe

La filière de la banane française s’est engagée depuis plus de quinze ans pour une agriculture plus propre, pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires avec la mise en place d’un plan banane durable en 2008. Aujourd’hui c’est la promotion d’une agriculture biologique et le développement de la banane HVE (haute valeur environnementale) qui sortent de terre et arrivent petit à petit chez les commerçants et sur la table des consommateurs. Un changement qui a permis de générer un retour de la biodiversité dans les exploitations de Guadeloupe et de Martinique.

Cette production vertueuse se poursuit et pousse les responsables de la filière à s’engager en faveur de l’agroécologie pour réduire encore plus les émissions de gaz à effet de serre. En janvier dernier une analyse du bilan Carbonne a été réalisée. Il dégage que de la banane de Guadeloupe et de la Martinique réduit considérablement leur bilan carbone. Un signe encourageant qui s’étend des exploitations jusqu’à la distribution et au point de vente. Les émissions de gaz à effet de serre de la filière sont aujourd’hui de 0, 800 kg par kilo de banane. C’est 14% en moins que 2006 pour un kilo de banane à l’étalage chez le commerçant à Paris.

Depuis 15 ans, c’est la suppression de l’épandage aérien, moins 38 % d’engrais, moins 75 % de produits phytosanitaires. Côté transport maritime avec le CGA-CGM, c’est la modernisation de la flotte, la mise en place d’énergie moins polluant, le Bio-Fioul qui réduit de manière considérable l’empreinte carbone d’environ 84 %, des équipements plus modernes et plus économes en énergie. L’effort du groupe l’UGPBAN et du CGA – CGM sont considérables sur les deux premiers postes d’émissions de gaz à effet de serre qui sont la production et le fret. Des nouveaux conteneurs qui présentent des avantages techniques et écologiques et fassent chuter l’empreinte carbone de 50 % lors du transport maritime. La mise en place d’un transport terrestre éco-responsable avec le programme fret 21

Un objectif de neutralité carbone

Un objectif de produire des bananes Françaises, Bio, durables et HVE qui représentent 20 % de la production, tout en limitant le plus possible l’empreinte carbone. Tout cela a un coût. Mais l’objectif du groupe reste la neutralité carbone avec des pistes d’amélioration à court, moyen et long termes. Tout passera par la replantations d’arbres dans et aux abords des bananeraies. L’utilisation d’énergies renouvelables et diminutions des intrants…etc.

C’est comme cela que les producteurs de banane de Guadeloupe et de Martinique gagneront en répondant aux attentes des consommateurs français et européens sur un marché très disputé, en pleine mutation et une concurrence de plus en plus accrue et complexe, avec un sur-offre, un nouveau visage de la distribution et des règlements de plus en plus sévères et aussi la baisse des droits de douane favorisant l’arrivée de la banane dite dollar sur ce marché qui reste dynamique en termes de volume.

Mais aussi des inquiétudes existent avec la guerre à l’Est de l’Europe et une crise sanitaire qui se prolonge. Malgré toute cette conjoncture difficile, la banane de Guadeloupe et de Martinique résiste et continue dans ses modes de production plus respectueuse de l’environnement.

Une année 2021 stable, satisfaisante et équilibrée au niveau des conditions de production, avec 198 milles tonnes commercialisés à l’export, en englobant le marché local le cap de 200 tonnes a été dépassé. Une progression de + 7 % pour 2021. Une production plus forte en Guadeloupe. Une perspective de 220 tonnes est envisagée pour l’année 2022 en production pour le marché hexagonal. A l’inverse, au niveau des conditions des marchés, c’est une année complétement déstabilisée et très peu satisfaisante.

Le potentiel est en place dans les deux régions de plantations. Que les dieux du climat et de la météo soient entendus pour la réalisation de cette production.

La banane de Guadeloupe et de Martinique en chiffres :

-720 000 tonnes de bananes commercialisées sur le marché hexagonal en 2021

-198 000 tonnes, dont 140 300 en Martinique et 57 700 en Guadeloupe

-550 producteurs en exploitation, pour 13 hectares de terre en moyenne

-10 000 emplois directs et indirects

-8 500 hectares dont 2 000 mises en jachères ou en rotations culturales

– 220 000 tonnes de production pour l’année 2022

– 25 % de part de marché en hexagone.

– 14 % en moins d’émissions de gaz à effet de serre

– 75% en moins d’utilisation des produits phytosanitaires

– 26 Navires du groupe CGA-CGM sont propulsés au gaz naturel liquéfié (GNL)