Une aire marine protégée aussi grande que la République dominicaine en projet

The content originally appeared on: Guadeloupe FranceAntilles

C’est ce que vient d’annoncer la Caribbean Cetacean Society (CCS), qui a révélé les résultats de sa première expédition scientifique de l’année. 

Une mission d’exploration scientifique menée par la Caribbean Cetacean Society (CCS) et débutée le 24 janvier a permis une étude approfondie d’un habitat marin jusqu’alors inexploré dans le sud de la République dominicaine, au milieu de la mer des Caraïbes.

Dans un communiqué, l’association créée en 2020 par deux biologistes marins originaires de Guadeloupe et de Martinique a révélé des “données cruciales”, soutenant ainsi “les efforts de protection des espèces marines partagées”.

A lire aussi

La CCS, désormais reconnue comme expert international dans l’organisation de missions scientifiques et le support à la création d’aires marines protégées, cherche à homogénéiser les réglementations caribéennes en matière de protection de la biodiversité marine, soulignant l’importance d’une coordination transfrontalière dans une région où les espèces marines ne reconnaissent pas les frontières humaines.

Les résultats de cette première expédition ont été présentés au gouvernement de la République dominicaine, “visant à protéger plus de 30% de l’environnement marin avant 2030”.

Les “méthodes innovantes” utilisées lors de l’expédition ont conduit à des “résultats prometteurs”, ouvrant la voie à la création d’une aire marine protégée dans les Caraïbes, “pouvant être aussi grande que la République dominicaine elle-même”

D’autres expéditions sont déjà programmées pour déterminer et protéger d’autres habitats essentiels dans la région.

“Il est primordiale de les protéger”

Bien que la Caraïbe soit “l’une des régions les plus diverses et complexes du monde sur le plan géopolitique”, l’association permet la mise en place de l’une des plus importantes aires marines protégées bilatérales de la région. “C’est une première historique d’avoir cette expertise locale reconnue et sollicitée par différents gouvernements, le savoir-faire caribéen est à l’honneur pour protéger son patrimoine naturel marin, ce qui assure une continuité certaine du projet. Coordonnant la participation de quatorze associations et de participants venant de plus de neuf régions des Antilles, cette expédition illustre un exemple de coopération régionale et internationale sans précédent”, ajoute l’association.

“Nous venons de montrer que certains cachalots des Petites Antilles fréquentent la région que nous venons d’étudier dans les Grandes Antilles, déclare Bernus Jeffrey, le directeur de la CCS. Il est primordiale de les protéger partout, sinon ils restent en danger, c’est pour cela que nous avons fait le pari de ne pas nous limiter à certaines îles.”

A lire aussi