Carnaval 2026
Par Dragan JASMIN [email protected]

Moins visibles dans les rues, parfois contraints de se mettre en veille, les groupes à caisses claires traversent une période charnière en Guadeloupe. Témoignages de carnavaliers, responsables associatifs et dirigeants de groupes dessinent les contours d'un modèle fragilisé, mais pas encore résigné.
Longtemps incontournables du carnaval
guadeloupéen, les groupes à caisses claires ont marqué les esprits
par leur rigueur musicale, leurs costumes spectaculaires et leur
sens aigu de la performance. Pourtant, sur le terrain, un constat
revient de plus en plus souvent : ils rassemblent moins de monde,
certains se mettent en veille, d'autres s'interrogent ouvertement
sur leur avenir. Derrière la fête, les témoignages dessinent une
réalité plus fragile. Michèle, restée quatorze ans dans un groupe à
caisses claires, se souvient d'un engagement total, bien au-delà
des simples jours de défilé. « Le carnaval, c'est de janvier à
janvier. Il faut quasiment une année entière pour préparer ».
Responsable associative, impliquée dans l'organisation et les
costumes, elle évoque une fatigue progressive. « Au bout d'un
moment, il y a du ras-le-bol, une lassitude....
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