En Guadeloupe, les acteurs de santé unis derrière le plan pour «mieux articuler urgences et psychiatrie»
La Fédération Hospitalière de Guadeloupe (FHG) a accueilli favorablement les déclarations de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, sur l'amélioration de la prise en charge en psychiatrie. La FHG s'engage à participer activement aux travaux à venir.
Lors d'une annonce récente, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a présenté les axes d'une réforme opérationnelle visant à restructurer la prise en charge en santé mentale. L'objectif central est d'améliorer la coordination entre tous les acteurs du secteur, de la rue à l'hôpital. Il s'agit notamment de sécuriser les procédures et d'optimiser l'organisation du transport sanitaire, particulièrement dans les situations d'urgence. La ministre a insisté sur la nécessité de " mieux articuler les réponses entre les urgences et la psychiatrie ".
Au cœur de cette réorganisation, une attention particulière est portée aux personnes en situation de grande précarité, souvent les plus exposées aux ruptures de parcours. L'action de fond promise se traduira par plusieurs dispositifs tangibles : le déploiement d'équipes mobiles "psychiatrie/précarité", la création de lits halte santé et de lits d'accueil médicalisés. Ces mesures doivent permettre d'améliorer simultanément l'accès aux soins et à un hébergement adapté, répondant ainsi à la double dimension sanitaire et sociale de la prise en charge.
La FHG "exprime sa satisfaction" et promet de s'impliquer pleinement
Dans un communiqué, la Fédération Hospitalière de Guadeloupe (FHG), par la voix de son président André Atallah, a fait part de sa satisfaction suite à ces annonces. La FHG "prend acte" des déclarations ministérielles et s'engage à s'associer pleinement aux travaux à venir. Elle souligne l'importance d'une collaboration étroite avec l'ensemble des partenaires, citant notamment l'EPSM (Établissement Public de Santé Mentale de Guadeloupe), les services de l'État, les associations et les municipalités. Ces dernières sont en effet régulièrement en première ligne pour gérer les conséquences sociales liées aux troubles psychiques sur leur territoire.
L'enjeu dépasse le seul cadre médical. La ministre et la FHG s'accordent sur la nécessité d'une réponse globale et collective à un problème de société complexe. L'ambition affichée est de construire un continuum de soins plus cohérent, depuis l'intervention sur la voie publique jusqu'à l'hospitalisation. La réussite de ce projet repose sur la capacité de tous les intervenants, soignants, travailleurs sociaux, élus et associations à travailler pour éviter les ruptures et offrir une prise en charge digne et efficace à toutes les personnes souffrant de troubles psychiques, surtout les plus fragiles.
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