Par Aurélie CHARRA [email protected]

Dans un contexte de violence et de banalisation des armes à feu, certains Guadeloupéens se tournent vers des équipements non létaux (bombes lacrymogènes, matraques télescopiques, pistolets à balle caoutchouc, etc.) pour se protéger ou porter secours à quelqu'un lors d'une agression d'individus malintentionnés.
Bombes lacrymogènes, aérosols au poivre, matraques
télescopiques, tonfas, pistolets à balle caoutchouc ou encore
électrochocs, ces équipements non létaux sont autorisés par la
législation française pour protéger quelqu'un et/ou un bien lors
d'une agression d'individus mal intentionnés. Gwen, 21 ans,
étudiante à l'université des Antilles, n'a pas hésité à s'armer
pour se sentir en sécurité et se protéger en cas d'agression :
« J'habite non loin de la marina du Gosier. Je n'ai pas le
permis donc je me déplace souvent à pied. Il y a quelques mois,
j'ai été victime d'une agression. Un homme a tenté de me voler mon
téléphone. Depuis, j'ai décidé d'acheter une bombe lacrymogène.
C'est un objet légal que je peux utiliser pour me défendre. »
En vente libre, ces armes de défense classées en catégorie D
peuvent être achetées par n'importe quel citoyen français majeur,
sur simple présentation d'une pièce d'identité au moment de
l'achat. L'usage, le port et le transport sur la voie publique sont
toutefois interdits sans motif légitime. D'autres armes de
protection personnelle, comme les modèles à balle de caoutchouc de
plus de 20 joules ou les armes à blanc,...
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