Le Gosier
Par Bérengère MERLOT [email protected]

Au Gosier, là où l'eau déborde souvent, habitants et chercheurs unissent leurs expériences et leurs regards pour comprendre les inondations et imaginer ensemble des solutions concrètes.
«À chaque averse, on sait exactement où ça va
déborder. L'eau monte très vite et l'accès devient
compliqué », témoigne Jean-Claude Corian, habitant de la rue
Réjouis, au Gosier. Son quartier fait partie des points identifiés
pour le lancement d'un projet(1) d'amorce de l'académie
de recherche et d'enseignement supérieur belge. Par un
« koudmen » de terrain, des chercheurs de
Guadeloupe, Martinique, Belgique, Haïti et Cuba recueillent des
informations auprès des habitants. « L'idée est de susciter
une intelligence collective à l'échelle locale, en travaillant avec
tous les acteurs », résume Guénaël Devillet, géographe de
l'université de Liège. Au cœur de la démarche, « un
bassin-versant et une commune : Le Gosier », explique
Murielle Mantran, géographe pour Géomatik-Karaïb en Guadeloupe.
Pourquoi ? Face aux risques d'inondations, cet espace où les
eaux de pluie s'écoulent de l'amont vers l'aval est l'objet de
liens invisibles entre les quartiers. Ce sont Bas-du-Fort,
l'Impasse Marcel et la rue Réjouis, celle de Monsieur Corian, qui
ont été arpentés et étudiés par l'équipe, de...
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