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Fraude massive à Capesterre-Belle-Eau : crèmes toxiques, travail illégal et faux parfums saisis

29 January 2026

Une vaste opération du Groupe Opérationnel de Lutte Anti-Fraude a frappé Capesterre-Belle-Eau mardi 27 janvier. Les contrôles ont révélé un inquiétant trafic de produits de beauté dangereux et interdits, ainsi qu'un commerce employant des travailleurs sans-papiers.

Sur réquisition du parquet, une opération conjointe du GOLAF (Groupe Opérationnel de Lutte Anti-Fraude) a été déployée à Capesterre-Belle-Eau. Menée par la Police aux Frontières (PAF), elle a mobilisé un arsenal d'administrations : la DEETS (Direction de l'Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités), la DAAF (Direction de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt), l'URSSAF et la Douane. L'objectif : traquer un éventail de fraudes, du travail illégal à la vente de produits prohibés, menaçant directement la santé publique.

Le premier contrôle a permis la saisie édifiante de 175 produits "dangereux, interdits ou illégaux". L'inventaire dressé par les autorités donne la mesure du trafic : des crèmes éclaircissantes prohibées, des vernis à ongles contenant des substances interdites, des parfums de marque contrefaits, ainsi que des lotions, médicaments, comprimés et savons non autorisés à la vente. Ces produits, échappant à tout contrôle sanitaire, représentaient un risque direct d'intoxication, d'allergies graves ou d'effets secondaires néfastes pour les consommateurs.

Un second commerce fermé d'urgence : travail au noir et risques sanitaires majeurs

Les investigations dans un second établissement ont révélé une situation encore plus alarmante, cumulant infractions sociales et dangers sanitaires. Les enquêteurs ont constaté l'emploi d'un étranger sans autorisation de travail et la présence de deux personnes en situation irrégulière. La fraude était également financière, avec une dissimulation d'activité causant un préjudice de "plusieurs milliers d'euros". Mais le plus grave concernait la sécurité des clients : l'établissement présentait une "absence de maîtrise sanitaire", des locaux fortement dégradés, et la présence de nuisibles, faisant peser un "risque réel d'intoxication alimentaire". Face à ce constat, la fermeture administrative immédiate a été prononcée.

La mobilisation de l'État pour protéger les consommateurs et le droit du travail

Cette opération spectaculaire sert d'avertissement. Elle "illustre la mobilisation constante des services de l'État dans la lutte contre les pratiques frauduleuses et la protection des consommateurs", souligne le communiqué. En ciblant à la fois la fraude aux produits, le travail illégal et l'hygiène défaillante, le GOLAF démontre une approche globale pour rétablir l'ordre économique et sanitaire. Les autorités annoncent que "d'autres actions de ce type se poursuivront" sur l'ensemble du territoire, garantissant que la traque aux commerces illicites et dangereux reste une priorité.