Alors que le débat sur la fin de vie revient à l'Assemblée nationale, la sénatrice de Saint-Martin assume son opposition à l'aide à mourir et plaide pour un accompagnement renforcé des patients en fin de vie.
Le texte du député Olivier Falorni, adopté en première lecture par l'Assemblée nationale au printemps 2025, va revenir au Palais Bourbon dès le 16 février, après le rejet par le Sénat de la proposition de loi relative à l'aide à mourir. Cette réforme, promesse du second quinquennat d'Emmanuel Macron, prévoit la mise en place d'un dispositif encadré, sans utiliser explicitement les termes de suicide assisté ou d'euthanasie.
" Sur la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir, je me suis opposée au texte et j'ai voté " Contre " en mon âme et conscience ", explique Annick Pétrus. Pour la sénatrice, ce texte " est contraire à mes principes républicains et à mes convictions personnelles " et elle insiste : " Il ne nous appartient pas d'ôter la vie.
" Accompagner dignement la fin de vie "
À l'inverse, la sénatrice a voté " Pour " la proposition de loi " visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs ", qu'elle considère comme " la priorité absolue ". Elle précise : " Il existe en revanche des moyens d'accompagner dignement la fin de vie et de soulager la souffrance, notamment par le développement effectif et équitable des soins palliatifs sur l'ensemble du territoire. "
Pour Annick Pétrus, cette voie représente " responsabilité, humanité et protection des plus vulnérables " et restera le fil conducteur de son action parlementaire, alors que le texte doit être de nouveau examiné à l'Assemblée.