littérature
Par Stéphanie VÉLIN [email protected]

L'historienne Mélanie Lamotte propose une nouvelle lecture de la formation de l'Empire colonial français dans son ouvrage, « By Flesh and Toil » (Harvard University Press, 2026). En plaçant au centre les corps des femmes, le travail et la problématique du métissage, l'autrice déplace le regard vers une histoire longtemps tenue à distance.
L'Empire français ne s'est pas seulement bâti dans
les bureaux des administrateurs coloniaux. Il s'est aussi et
peut-être, surtout, construit « par le bas », à travers
les rapports sociaux, sexuels et économiques qui se nouent - de gré
ou de force - dans les colonies. C'est cette histoire-là que
raconte Mélanie Lamotte. « Je voulais écrire une histoire des
populations d'ascendance non européenne », explique-t-elle, en
rupture avec une historiographie longtemps centrée sur les seuls
décideurs coloniaux.
Le métissage : un instrument
impérial
Au cœur de l'ouvrage, une notion traverse
l'ensemble du propos : le métissage. Un terme que
l'historienne conserve volontairement en français - dans un livre
publié en anglais -, faute d'équivalent exact. Mélanie Lamotte
l'utilise dans un sens précis : celui des rapports sexuels
entre populations racialisées...
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