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Violences éducatives : la protection de l’enfance en première ligne

03 February 2026

Par Marie VANDEWOESTYNE [email protected]

Alexander Lagrandcourt, sous-directeur de la protection de l'enfance et de la jeunesse.
Alexander Lagrandcourt, sous-directeur de la protection de l'enfance et de la jeunesse. • N.H.

Dans un arrêt du 14 janvier 2026, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rappelé qu'aucun « droit de correction parentale » n'existe. Une décision qui conforte les politiques de protection de l'enfance menées en Guadeloupe, selon Alexander Lagrandcourt, sous-directeur de la protection de l'enfance et de la jeunesse.

Pour Alexander Lagrandcourt, sous-directeur de la
protection de l'enfance et de la jeunesse, l'arrêt de la Cour de
cassation ne constitue pas une rupture juridique. « C'est un
arrêt qui vient conforter les politiques de protection de l'enfance
en Guadeloupe mises en place par le conseil départemental »,
souligne-t-il. La haute juridiction a surtout choisi de rappeler un
principe fondamental : « Les châtiments corporels et autres
punitions de même nature ne font pas partie des pratiques
éducatives auxquelles peuvent recourir les parents pour l'éducation
de leurs enfants. » Sur le plan du droit, cette décision
s'inscrit dans une évolution ancienne. « Cette décision
s'inscrit dans la droite lignée de l'évolution des mœurs entamée
dès le siècle dernier, pour mettre fin aux violences éducatives et
parentales dans la société », rappelle le sous-directeur.

Des vestiges de la période coloniale

Les faits reprochés (gifles, fessées, prises par
le col) renvoient à des pratiques anciennes. « Ce sont des
faits qui, par...