Par Aurélie CHARRA [email protected]

Ce mardi, les personnels de l'Éducation nationale étaient réunis devant le rectorat pour dénoncer des conditions de travail dégradées. Cette mobilisation a été particulièrement suivie par les enseignants qui exigent la mise en œuvre de moyens immédiats et durables au sein des établissements scolaires.
La mobilisation des personnels de l'Éducation
nationale en Guadeloupe, qui s'est tenue ce mardi, a été
particulièrement suivie. L'intersyndicale de l'éducation a annoncé
plus de 70 % de grévistes dans le premier degré et près de
50 % dans le second degré, avec entre 150 et 200
établissements fermés, ainsi qu'une vingtaine de collèges et lycées
fortement perturbés. Les enseignants grévistes dénoncent des
conditions de travail dégradées : établissements qualifiés de
« passoires thermiques », manque d'eau, invasions de
rats, classes surchargées, absence de prise en charge suffisante
des élèves en situation de handicap et/ou en difficulté ou encore
enseignants précarisés, sous-formés et épuisés. Ils pointent
également un mal-être croissant chez les personnels, avec de
nombreux arrêts maladie et des placements en congé longue maladie,
décidés sur avis médical mais vécus comme une double peine en
raison des difficultés financières qui peuvent en découler.
« Ajouter de la souffrance »
Les syndicats et enseignants mobilisés dénoncent
une attaque inacceptable contre les personnels malades. Avec le
décret sur le congé de longue maladie, l'État impose une double
peine aux fonctionnaires des Départements et régions d'outre-mer
(DROM), selon l'intersyndicale....
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