Selon un communiqué de EDF Guyane, un mouvement social impacte depuis ce mardi 24 février, « plusieurs sites EDF non liés à la production d’électricité « .
« 10% de salariés déclarés grévistes » ont été enregistrés par l’électricien national qui déplore « des faits anormaux » constatés sur le réseau électrique entraînant « des perturbations et des coupures à Bourda, la zone Collery et dans la zone de la Comté. »
« Ce mouvement social fait suite à un préavis de grève déposé le 9 février 2026 par le syndicat UTG-CGT de l’Eclairage, des négociations ont été entamées avec la Direction d’EDF en Guyane afin de répondre aux différentes revendications », informe EDF, sans plus de précisions.
D’après une interview sur le Facebook live de Radio Peyi, les grévistes de l’UTG Eclairage revendiquent une augmentation de « 50 emplois supplémentaires sur un effectif de 500 agents » et « un investissement sur le réseau sur le littoral et les communes de l’intérieure » confrontés à de nombreuses coupures.
De son côté EDF informe que « la Direction a formulé plusieurs propositions visant à permettre une issue rapide et à préserver la continuité du service public de l’électricité » et « afin de trouver une issue rapide à cette situation, les négociations se poursuivent et le dialogue reste ouvert.»
L’électricien « condamne fermement tout acte de malveillance sur le réseau conduisant à priver nos clients d’électricité » et met « tout en œuvre pour permettre un retour progressif à la normale dans les meilleurs délais. »
Pour rappel, le dernier grand mouvement d’ampleur à EDF Guyane s’était clôturé après un mois de conflit en décembre 2018 et était revendiqué par l’UTG Eclairage dont le délégué syndical, coordonnateur Outre-mer et secrétaire général était Davy Rimane, devenu en juin 2022 député de la deuxième circonscription de Guyane.
Ces coupures d’électricité ont généré des dysfonctionnements « au niveau des unités de production d’eau principales alimentant le territoire de la CACL, les usines de la Comté et de Matiti » a communiqué la Société guyanaise des eaux (SGDE), ajoutant qu’ « il n’a pas été possible de produire de l’eau potable pour remplir les réservoirs (…) ce dysfonctionnement a entraîné un niveau bas des réservoirs de tête de Matoury et de Petit Matoury ».
Par conséquent, « des baisses de pression, voire manque d’eau », sont à prévoir dans la « Ville de Matoury, à Stoupan, Paramana, Rochambeau, Chemin Moges, RD5 et à Tonnegrande. »
