Ce 23 février 2026, le gouvernement hondurien a scellé le départ de la brigade médicale cubaine.
“ Le vent tourne à Tegucigalpa. Les 128 spécialistes encore en poste quitteront le pays début mars, mettant un terme à un contrat devenu politiquement et économiquement intenable. Cette décision marque une rupture symbolique forte, mais elle s'inscrit surtout dans un mouvement de fond qui vide désormais les derniers bastions de l'influence médicale de La Havane dans la région. ”
L'effet domino gagne la Caraïbe
Le choix de l'administration de Nasry Asfura ne fait que confirmer une tendance lourde : l'époque de la "diplomatie des blouses blanches" touche à sa fin sur le continent. Le Honduras rejoint le Guatemala qui, en 2024, avait déjà ouvert la brèche. Plus révélateur encore, le consensus se fissure dans la Caraïbe, zone que l'on croyait acquise à la solidarité castriste. Des nations comme Antigua-et-Barbuda ou Saint-Vincent-et-les-Grenadines, partenaires historiques de l'île, ont elles aussi entamé leur retrait ou renoncé au renouvellement de leurs accords. Entre la menace des sanctions américaines sur les visas et une volonté de reprendre la main sur leurs propres systèmes de santé, ces États insulaires choisissent désormais le pragmatisme plutôt que la fidélité idéologique. Pour Cuba, c'est la douche froide.
Souveraineté sanitaire contre rente diplomatique
À Tegucigalpa, l'argumentaire est sans détour. Avec plus de 10 000 médecins honduriens au chômage, le maintien d'une force de travail étrangère dont l'État cubain capterait près de 90 % des revenus n'était plus justifiable. Le Collège des médecins du Honduras dénonçait depuis trop longtemps une concurrence déloyale et une absence de vérification des diplômes. En reprenant le contrôle de son système de soins, le Honduras s'attaque au cœur du modèle économique de La Havane. Pour l'île, l'exportation de services médicaux reste la principale source de devises. Chaque départ, qu'il vienne d'Amérique centrale ou des petites Antilles, aggrave une crise économique déjà asphyxiante.
Un modèle à bout de souffle
La décision du 23 février 2026 souligne l'échec d'un système qui n'a pas su s'adapter. Si la "Misión Milagro" a soigné des milliers de personnes, elle se heurte aujourd'hui aux exigences de transparence et de souveraineté des États hôtes. Le Honduras fait le pari de l'emploi local et de la rigueur budgétaire, préférant investir dans ses propres structures plutôt que de financer [indirectement] la survie d'un régime cubain de plus en plus à bout de souffle.
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