Municipales 2026 : A Gourbeyre, Marguerite Civis regrette un ” acte manqué “
Yvor J. LAPINARD
En total désaccord avec la majorité sortante dont elle est issue, celle dont le nom est associé au combat de l'eau dans sa commune, est appuyée par l'ancien maire Luc Adémar dans un souci de transmission.
Fille de Gourbeyre qui a baigné dans le paysage associatif depuis sa plus tendre enfance, Marguerite Civis se dit ancrée dans le territoire. Après des études et ses premières expériences professionnelles dans l'Hexagone, elle revient en 2017 et est tout de suite rattrapée par ses premiers amours. Elle va alors se battre pour les usagers de l'eau et l'assainissement...
Son histoire politique commence en 2020, en choisissant d'accompagner le maire actuel qui la nommera 2e adjointe.
" Les six ans qui se sont écoulées ont été des années d'abnégation. Le maire ayant décidé de s'orienter vers une gouvernance autocentrée, fait observer la candidate aux élections municipales des 15 et 22 mars prochains. En tant que nouvelle génération, nous voulions donner un peu plus d'élan à l'action publique. Mais on a détruit au lieu de consolider ; on a abandonné au lieu de rénover ; et, plutôt que d'impulser, on n'a rien fait, sinon détruire une équipe... "
C'est que Mme Civis décrit comme un " acte manqué ". Elle reconnaît que c'est au côté de Luc Adémar qu'elle aurait dû se trouver. Parce qu'il y avait du bon dans l'héritage, notamment en termes de proximité avec sa population.
Une cohésion sociale à retrouver
C'est ainsi que celle qui dit avoir un sens aigu du service public, reçoit avec bonheur et humilité la main tendue de Luc Adémar qui a décidé de se retrouver à ses côtés afin de favoriser la transmission, tout comme d'autres élus de la majorité sortante.
Marguerite Civis dit s'inscrire dans une volonté de changer la donne. Elle avoue avoir des projets structurants pour sa ville, dont les jalons étaient déjà posés depuis longtemps. Il s'agirait de les revitaliser grâce à la nouvelle dynamique qu'elle entend impulser.
Parmi les défis à relever, il est question de retrouver de la cohésion sociale, car Gourbeyre, selon elle, n'était pas habituée à cette distance entre élus et administrés. Marguerite Civis voudrait aussi que chaque Gourbeyrien devienne un acteur de son territoire. Elle pense à reprendre les chantiers qui sont restés dans les cartons, développer l'agroforesterie, redynamiser le tissu économique de sorte à bénéficier des retombées sur le territoire.
" Gourbeyre dispose d'un patrimoine particulièrement riche, et il y a un tourisme culturel à mettre en évidence, indique-t-elle. Nous avons des personnalités qualifiées à nos côtés qui vont aider à bâtir des projets novateurs pour la commune. Il faut prendre en considération la problématique sanitaire avec les acteurs concernés, autant que celle du transport... Gourbeyre est certes une commune rurale, mais elle doit se montrer ambitieuse afin d'offrir à la jeunesse des perspectives d'avenir. "
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