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Coupe du Monde 2026 : l’Iran refuse jouer aux États-Unis, la FIFA dans l’urgence

11 March 2026
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C'est un séisme sportif aux conséquences géopolitiques majeures. En plein conflit armé avec les États-Unis, l'Iran a officiellement annoncé son retrait de la Coupe du Monde 2026, qui doit se dérouler en juin sur le sol Américain. Une décision historique qui plonge la FIFA dans une course contre la montre pour trouver un remplaçant.

La nouvelle est tombée comme un couperet. Par la voix de son ministre des sports, Ahmad Doyanmali, l'Iran a signifié son refus catégorique de fouler les pelouses américaines en juin prochain. Une décision radicale, mais attendue au vu des tensions actuelles entre les deux nations. "Étant donné que ce gouvernement corrompu a assassiné notre dirigeant, il n'y a aucune condition à notre participation à la Coupe du monde", a déclaré le ministre, dans des propos rapportés par les médias internationaux. Avant d'ajouter, la voix grave : "Nous avons subi deux guerres en huit ou neuf mois et plusieurs milliers de nos citoyens ont été tués. Par conséquent, il nous est impossible de participer à un tel conflit." Des mots lourds de sens qui enterrent définitivement l'hypothèse d'une présence iranienne au Mondial, malgré les enjeux sportifs et diplomatiques.

Ces derniers jours, l'incertitude planait sur la participation de la sélection iranienne. Les deux pays, officiellement en guerre, n'avaient pas communiqué clairement sur le sujet. Du côté américain, le président Donald Trump avait balayé la question d'un revers de main, déclarant qu'il se "foutait" complètement de savoir si l'Iran viendrait ou non disputer le Mondial. Un mépris affiché qui n'a sans doute pas arrangé les choses. Pour Téhéran, envoyer une délégation sportive sur le sol de l'ennemi, en pleine escalade militaire, serait devenu politiquement impossible à justifier auprès de la population et des familles de victimes.

La FIFA face au casse-tête du remplacement

Le retrait iranien ouvre désormais une période de flou juridique et organisationnel pour la FIFA. L'instance dirigée par Gianni Infantino doit trouver d'urgence une nation pour prendre la place laissée vacante dans le groupe G, où l'Iran devait affronter la Belgique, l'Égypte et la Nouvelle-Zélande. Selon les informations révélées début mars par le journal L'Équipe, deux favoris se dégagent pour un éventuel repêchage : l'Irak et les Émirats arabes unis. Deux nations du Moyen-Orient, mais aux relations géopolitiques bien distinctes avec les États-Unis. Reste à savoir quels critères la FIFA retiendra pour départager les candidats : le classement FIFA, l'équité sportive, ou des considérations plus diplomatiques pour éviter un nouveau clash ?

Si des précédents boycotts sportifs existent (comme le boycott africain des JO de 1976 ou les absences lors des guerres yougoslaves), un retrait en cours d'année, à quelques mois de la compétition, est rarissime à ce niveau. La décision iranienne crée un précédent dangereux pour la FIFA, qui a toujours tenté de maintenir le sport à l'écart des conflits. Mais en période de guerre ouverte, cette frontière devient difficile à tenir.

Alors que l'Iran semble déterminé à ne pas faire marche arrière, la planète football retient son souffle. Qui remplacera la Team Melli ? La réponse devrait intervenir dans les prochains jours, alors que l'horloge tourne inexorablement vers le coup d'envoi du Mondial.