À la suite de l'accident de plongée survenu le 9 mars dernier en Guadeloupe, le préfet a pris un arrêté de fermeture administrative de six mois à l'encontre de la société "Noa Plongée". Dans la foulée, le moniteur impliqué s'est vu retirer sa carte professionnelle pour la même durée.
Le couperet est tombé. La société "Noa plongée", est contrainte de baisser le rideau pour une durée de six mois. Une décision lourde de conséquences pour cette structure spécialisée dans l'organisation de plongées sous-marines. Derrière cette sanction, des "graves manquements administratifs et techniques" relevés par les autorités à la suite de l'accident du 9 mars. Sans entrer dans le détail des faits, le préfet a jugé que les manquements étaient suffisamment sérieux pour justifier une fermeture immédiate et prolongée.
Même sanction pour le moniteur qui encadrait la plongée ce jour-là. Sa carte professionnelle lui a été retirée pour une durée également de six mois. Une mesure qui l'empêche d'exercer son métier pendant toute cette période. Cette double sanction envoie un message clair à l'ensemble de la profession : la sécurité des pratiquants n'est pas négociable, et les manquements seront sévèrement punis.
Des contrôles renforcés annoncés
Dans son communiqué publié ce mercredi, le préfet annonce que les services de l'État seront "particulièrement vigilants quant au respect de la réglementation applicable aux activités subaquatiques". Des contrôles seront réalisés dans l'ensemble des clubs et centres de plongée pour s'assurer du respect des obligations. Une manière de rappeler que l'affaire "Noa plongée" n'est pas un cas isolé, et que tous les professionnels du secteur doivent se mettre en conformité avec les règles.
Le préfet en profite pour rappeler les fondamentaux de la sécurité en plongée, notamment pour les baptêmes :
- les baptêmes doivent se dérouler entre 0 et 6 mètres de profondeur
- l'encadrant doit disposer d'une qualification de niveau E1 minimum
- un encadrant ne peut prendre en charge qu'un seul pratiquant
Cette règle du "un pour un" est au cœur du dispositif de sécurité. Elle vise à garantir une attention constante et une disponibilité totale du moniteur envers le plongeur débutant, particulièrement vulnérable lors de ses premières immersions.
La signature d'une décharge ne suffit pas
Autre point fondamental : les professionnels ne peuvent pas s'abriter derrière un simple document générique ou une décharge. L'information délivrée au plongeur doit être "complète, circonstanciée et compréhensible". Et les encadrants doivent être capables de prouver que cette information a été effectivement comprise. Un rappel qui tombe à point nommé après cet accident et qui devrait inciter tous les clubs à revoir leurs procédures d'accueil et d'information. La fermeture de "Noa plongée" restera comme un avertissement sans frais pour l'ensemble de la profession. La plongée sous-marine est une activité exigeante et sa pratique ne souffre d'aucun amateurisme en matière de sécurité.
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