Par Bérengère MERLOT [email protected]

Dans les cours de récréation, des ennemis minuscules ou invisibles mais tenaces et terriblement contagieux connaissent une récurrence inquiétante : les poux et les staphylocoques dorés.
«On a l'impression que ça ne s'arrête
jamais », soupire une maman d'élève de Petit-Bourg. À peine
traités, les poux reviennent. Dans certaines classes, presque tous
les enfants sont touchés, au fil des semaines. Les établissements
scolaires peinent à endiguer ces infestations. Car il suffit d'un
contact, d'un échange de casquette ou d'un moment de jeu rapproché
pour relancer la machine. Et les poux ont mauvaise presse. Souvent
associés à un manque d'hygiène, il est difficile de faire parler
d'eux... C'est pourtant une idée fausse : le degré de propreté n'a
rien à voir avec le fait d'avoir des poux. Derrière ces récurrences
qui semblent devenir de plus en plus fréquentes se cache une
réalité plus préoccupante : pourquoi ne leur résistons-nous
plus ?
« Ça circule très vite »
« On fait de la prévention, on informe les
parents, mais ça circule très vite. Il faut que tout le monde soit
traité en même temps, sans oublier les draps, les serviettes de
bain, et même les appuis-têtes, dans la voiture, et sur les
canapés », confie une enseignante. Depuis la rentrée scolaire
2025, c'est sans fin. Les poux sont des insectes qui se nourrissent
de sang. Leurs morsures laissent de petits points rouges sur la
peau et c'est la salive qu'ils injectent qui provoque des
démangeaisons. Les adultes aussi peuvent être touchés. Les
traitements classiques, lotions vendues en pharmacie ou mélange
d'huiles, notamment de coco, visent à étouffer les poux. Mais le
sujet reste tabou et la peur du rejet pousse les parents à ne pas
en parler entre eux. Les soins ne sont donc pas...
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