Par Morgane HAGUY [email protected]

Ressource abondante, savoir-faire encore présent mais une filière désorganisée. En Guadeloupe, le bois peine à se structurer et à trouver sa place dans l'économie locale.
Pendant des décennies, sur la Côte-sous-le-Vent,
le bois a façonné des vies. À Pointe-Noire, longtemps capitale du
bois, charpentiers, menuisiers, bûcherons et exploitants faisaient
vivre une économie locale transmise de génération en génération.
Une filière enracinée, portée par un savoir-faire et un lien étroit
à la forêt. Aujourd'hui, la dynamique s'essouffle. Non pas faute de
ressource, mais d'organisation. La forêt guadeloupéenne reste
riche. « La ressource est là », insiste Didier Luce,
exploitant à Pointe-Noire, en désignant un massif où affleurent des
mahogany. La diversité végétale en fait un réservoir encore
largement sous-exploité. Certaines essences arrivent même à
maturité sans être valorisées. « Nous avons plus de 4 000
hectares de mahogany qui commencent à pourrir », alerte
Patrick Mango. « On perd une ressource précieuse. »
Le grand paradoxe du bois
Dans le même temps, la Guadeloupe importe
massivement du bois. « On reçoit environ 70 000 m³ chaque
année, tous usages confondus », souligne Didier Luce. À
l'inverse, la production locale reste limitée, à quelques milliers
de mètres cubes, loin...
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