La scène hip-hop locale cherche encore ses espaces. Avec le KRB Call, Néhémiah Stefkovic tente de combler ce manque.
Ça part sans prévenir. Un regard appuyé, une
grimace, un geste bref, et le défi est lancé. Un danseur en appelle
un autre, le provoque, l'invite à entrer. La piste devient terrain
de jeu, de confrontation, d'expression. Ici, pas de discours. Juste
le corps, et ce qu'il a à dire. Ça pop, ça lock, ça danse au sol,
ça freeze. On ne parle pas : on s'impose. « On parle beaucoup,
mais moi je voulais qu'on danse. Parce que la danse, c'est un moyen
d'expression à part entière : on peut dire énormément de choses
sans même parler. » À 25 ans, Néhémiah Stefkovic ne suit pas
le mouvement, il s'y inscrit. Avec le KRB Call, une compétition
encore jeune mais déjà bien installée, il remet au centre le call
out : ce face-à-face brut, cette manière directe d'échanger propre
à la culture hip-hop.Originaire de la Dominique, installé en
Guadeloupe, il découvre la danse en 2013, seul, derrière son
écran.
« Pas assez d'événements pour se
confronter »
« J'ai commencé avec YouTube. Au début
c'était de la curiosité, puis c'est devenu une vraie
passion. » Très vite, il rejoint des associations, structure
sa...
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