Au bout d'une prolongation à couper le souffle samedi soir à Paul Chonchon, l'AOG est revenue dans la course au titre (83-77). Mais ce fut loin d'être simple, le GGB ayant eu dans son arsenal, les munitions pour revenir chaque fois que l'AOG prenait le dessus.
Le public est passé par toutes les émotions, samedi soir à Paul Chonchon. Et si le GGB a concédé la défaite, il a été en mesure de faire douter l'AOG jusqu'au bout. Les Gourbeyriens mènent d'ailleurs de dix points alors qu'il reste deux minutes sur l'horloge (66-56). Une minute plus tard, l'écart est divisé par deux. La dernière minute est intense. Le GGB fait des fautes qui envoient les jaunes sur la ligne, mais les bras sont fébriles, les espoirs demeurent. Sur la dernière action, Haudrick Hilaire a la balle des prolongations, il ne la manque pas. C'est pourtant son premier panier du match, mais qu'est ce qu'il est important. Il reste onze secondes à jouer, Voitus ne voit pas trois de ses partenaires démarqués, il perd le ballon. Il y aura cinq minutes supplémentaires à jouer. Une première depuis longtemps en finale de playoffs. L'AOG remet vite la tête à l'endroit et reprend vite les devants.
Si les Gosiériens ont réussi à museler Ragauskas - limité à douze points - Benchico Marseil a été chirurgical dans la raquette. Tout comme Dalsbak qui a su rentrer les paniers dans les moments cruciaux. L'AOG rentre mieux dans le bout de ce money-time. Pendant trois longues minutes, le GGB ne marque pas un point. C'est dur pour une équipe qui durant quarante minute à livré un basket de haute volée, qui a su faire briller un collectif. Portés par les 23 points de Kirby Brewer, ou les entrées au panier percutantes de Chaupard qui a collecté 14 points, sans oublier Jno Baptiste, le GGB a toujours répondu présent.
De l'intensité jusqu'au bout de la nuit
Alors, à deux minutes d'une ultime sirène, il se reprend. Retrouve la fluidité dans le jeu. Il reste sous la menace des fautes, trois joueurs sont renvoyés sur le banc pour cinq fautes. Trobo, Bengaber, Handy Hilaire, mais avec le sentiment d'avoir tout donné pour le groupe. Il reste une minute dans cette prolongation, et il n'y a plus qu'un point à combler pour le GGB. Il n'y parviendra jamais, car sur la ligne des lancers, les Gourbeyriens redeviennent sereins au meilleur moment. Eux qui avaient menés de quinze points (40-25) en milieu de troisième quart-temps. Mais comme lors du match #1, ils ont connu un trou noir, un long passage à vide, provoqué par l'insistance défensive d'un GGB qui voulait faire le break. Au final, l'AOG s'en sort et égalise à un match partout. Le match 3 de mercredi vaudrait cher. Le premier titre de l'une ou de l'autre équipe est en jeu et personne ne veut passer à côté. "On aurait pu se mettre à l'abri dans ce match, mais nous n'avons pas été bons aux lancers, reconnaît Aidan Dalsbak. On va devoir corriger cela la semaine prochaine pour gagner ce game 3. L'essentiel était de gagner. On pense à Tylor qui s'est blessé juste avant le match. C'est aussi pour lui que l'on a tout fait pour gagner ce soir. Ce titre, on le veut plus que tout".
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