30 mois de sursis pour le chauffeur poids lourd qui a tué le cycliste Nicolas Dumont
Par Christophe VERGER [email protected]

Dix mois après la mort de Nicolas Dumont, ancien vainqueur du Tour cycliste de Guadeloupe 2009, le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre a rendu son verdict. Le conducteur du poids lourd qui l’avait percuté le 10 juillet 2025 sur la RN1 à Petit-Bourg a été condamné à 30 mois de prison avec sursis.
Le 10 juillet 2025, Nicolas Dumont, cycliste reconnu, s’entraînait sur la RN1 à Arnouville (Petit-Bourg). Un poids lourd sortant d’une station essence voisine l’a percuté par l’arrière. L’athlète de 43 ans, ancien vainqueur du Tour de Guadeloupe 2009, est décédé sur place. Le choc a provoqué une vive émotion dans le monde du cyclisme et sur tout le territoire guadeloupéen. Jeudi 21 mai 2026, le conducteur, un entrepreneur de 61 ans, comparaissait pour homicide involontaire en récidive. Il avait déjà été condamné en 2018 pour conduite en état d’ivresse et en 2021 pour blessures involontaires. À la barre, il est resté peu loquace. Malgré les questions des juges, était-il distrait, sur son téléphone ? Il n’a fourni aucune explication. Les expertises n’avaient rien révélé de particulier. Éclatant en sanglots, il a seulement répété : « Je ne l’ai pas vu ». Son avocat a produit des documents attestant d’un suivi psychologique depuis les faits. Le prévenu a expliqué qu’il sortait de la station essence lorsqu’il a heurté le cycliste par l’arrière.
Le parquet avait requis quatre ans de prison, dont deux avec sursis, une suspension immédiate du permis et une interdiction de le repasser pendant trois ans. Finalement, le tribunal a prononcé une peine moins lourde : 30 mois de prison avec sursis simple, annulation du permis et interdiction de le repasser pendant deux ans. Les dédommagements civils seront débattus en septembre 2026. La compagne de Nicolas Dumont et plusieurs membres de sa famille ont pris la parole. Ils espéraient obtenir des réponses pour pouvoir enfin faire leur deuil. Mais face au silence du prévenu, les larmes n’ont pas été essuyées et les explications sont restées absentes.
Un passé routier chargé
Le sexagénaire avait déjà été poursuivi en 2018 et 2019 pour des faits routiers, notamment des blessures involontaires. Ces antécédents ont été rappelés à l’audience. Malgré cela, le tribunal n’a pas suivi les réquisitions les plus sévères, suscitant probablement des réactions contrastées chez les proches de la victime.
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