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Violence des gangs en Haïti : Antonio Guterres en « visite de solidarité » le 16 juin

09 June 2026
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Le secrétaire général de l’ONU se rendra la semaine prochaine en Haïti pour rencontrer les victimes de l’insécurité locale. Une visite qui intervient alors que les bandes armées étendent leur emprise au-delà de Port-au-Prince, multipliant meurtres, viols, pillages et enlèvements.

Ce sera son deuxième déplacement en Haïti en moins de trois ans. Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, effectuera une « visite de solidarité » le 16 juin prochain, a annoncé lundi son porte-parole Farhan Haq. Objectif affiché : rencontrer des hommes, des femmes et des enfants « dont les vies sont touchées par la violence » et « voir personnellement les défis humanitaires et sécuritaires auxquels le pays est confronté ». Un programme chargé l’attend. Le chef de l’ONU devrait s’entretenir avec le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, ainsi qu’avec des représentants de la société civile et des forces de sécurité.

Haïti subit depuis des années la terreur des gangs criminels. Meurtres, viols collectifs, pillages de quartiers entiers, enlèvements contre rançon : leur emprise s’est encore renforcée ces derniers mois. Autre signe inquiétant, les violences ne se limitent plus à la capitale Port-au-Prince. Les bandes armées gagnent du terrain dans les provinces, plongeant le pays dans une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent. La dernière visite d’Antonio Guterres en Haïti remonte à juillet 2023. À l’époque, il avait déjà appelé à une intervention internationale renforcée. Un an et demi plus tard, la situation s’est dégradée, malgré le déploiement d’une mission multinationale de soutien à la police haïtienne, financée et encadrée par l’ONU.

Un message d’espoir ou un constat d’échec ?

En choisissant le terme « visite de solidarité », le secrétaire général veut envoyer un signal à la population haïtienne : l’ONU ne l’abandonne pas. Mais sur le terrain, l’urgence est absolue. Plus de 5 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire, et des dizaines de milliers d’habitants ont fui leur foyer pour échapper aux zones contrôlées par les gangs. Reste à savoir si cette visite, au-delà du symbole, permettra de débloquer des moyens supplémentaires ou de relancer les discussions sur un renforcement de la force internationale. Réponse le 16 juin, lorsque Antonio Guterres posera le pied sur le sol haïtien.