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Don d’organes : 8 Français sur 10 y sont favorables, mais seulement un sur deux en parle à ses proches

21 June 2026
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À l’occasion de la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, célébrée ce lundi 22 juin, l’Agence de la biomédecine rappelle un chiffre qui interpelle : 8 Français sur 10 se disent favorables au don, mais seule la moitié en a parlé à ses proches.

Ce lundi 22 juin, sera la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe. L’occasion pour l’Agence de la biomédecine de rappeler un enjeu crucial : faire connaître sa volonté à ses proches. Car si la loi française présume le consentement de chaque citoyen, les équipes médicales ont l’obligation de consulter la famille pour s’assurer que le défunt ne s’était pas opposé au prélèvement. En l’absence de dialogue, les proches peuvent refuser le don, par méconnaissance ou par doute. Un silence qui peut coûter des vies.

Les chiffres sont éloquents : 8 Français sur 10 se déclarent favorables au don d’organes. Mais seulement un sur deux en a parlé à ses proches. Un écart considérable qui prive chaque année des milliers de patients d’une seconde chance. En 2025, 1 590 donneurs ont permis la réalisation de 6 148 greffes en France. Pourtant, au début de l’année 2026, plus de 23 000 patients étaient encore en attente d’un organe. Un donneur peut sauver jusqu’à sept vies.

En Guadeloupe, 48 greffes rénales en 2025

L’archipel n’est pas épargné par cette réalité. En Guadeloupe, 48 greffes rénales ont été réalisées en 2025. Mais 90 personnes étaient inscrites sur la liste d’attente active au début de l’année 2026. Un chiffre qui montre que les besoins restent importants, et que chaque don compte. L’Agence de la biomédecine invite chacun à engager le dialogue avec ses proches. Un geste simple, qui permet de lever les doutes et de faire respecter sa volonté. « Exprimer son choix, c’est permettre à ses proches de le respecter. En parler, c’est être sûr de pouvoir exercer son droit à donner… et sauver jusqu’à 7 vies ! », rappelle la campagne de sensibilisation.

Que l’on soit pour ou contre le don, l’essentiel est d’en parler. Pour que le moment venu, la famille n’ait pas à décider à la place du défunt. « Aujourd’hui plus que jamais, le don d’organes, pour agir il faut le dire ». L’Agence de la biomédecine appelle chacun à partager ce message autour de soi. Parce qu’un simple dialogue peut changer le destin de dizaines de milliers de patients.