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Mondial 2026 : La Colombie tombe avec les honneurs face à la Suisse de Rubén Vargas

08 July 2026
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Jacques Vilus

Ruben Vargas le joueur d’origine domincaine par son père qui a marqué le penalty décisif pour la sélection Suisse.
Ruben Vargas le joueur d’origine domincaine par son père qui a marqué le penalty décisif pour la sélection Suisse. • RTS/ KEYSTONE-SDA.CH

Le rideau est tombé sur les espoirs de l'ultime représentant du grand bassin américain dans ce Mondial 2026. Hier (7 juillet), dans un stade de Vancouver incandescent, les Colombiens ont fini par céder face à la Suisse au terme d'une séance de tirs au but irrespirable (0-0, 4-3 t.a.b.). 

" L'ironie du scénario est cruelle : le bourreau des Colombiens n'est autre que le milieu offensif helvétique Rubén Vargas. Par ses racines dominicaines, il prolonge, par procuration, la présence antillaise dans le tournoi. "

Une domination totale mais stérile

Les hommes de Néstor Lorenzo quittent la compétition la tête haute, mais rongés par les regrets. Dès le coup d'envoi, la Colombie a pris le match à son compte. Pression haute, possession confisquée : la sélection colombienne a d'emblée étouffé la sélection suisse contrainte de chercher de rares ouvertures sur les ailes. Le milieu Gustavo Puerta a allumé la première mèche à la 21e minute, butant sur un Gregor Kobel intraitable sur sa ligne. Malgré une débauche d'énergie impressionnante un véritable exploit athlétique pour la seule équipe contrainte de voyager à travers les trois pays hôtes depuis le début de la compétition, le réalisme a cruellement fait défaut. L'attaquant Luis Suárez, intenable après la sortie de James Rodríguez, a multiplié les percées sans jamais trouver la faille. Au bout de la prolongation, la chance a définitivement tourné le dos aux Colombiens : à la 98e minute, une tête piquée de Jhon Lucumí s'est fracassée sur la transversale. La dernière balle de match venait de s'envoler.

Un bourreau aux racines dominicaines 

Éreintés, les joueurs colombiens ont flanché dans l'exercice fatidique et impitoyable des tirs au but. Après une tentative manquée par Davinson Sánchez et un arrêt décisif de Kobel face à Cucho Hernández, le destin de la rencontre s'est figé au bout des crampons de Rubén Vargas. Né en Suisse d'un père dominicain, le joueur de la sélection suisse a endossé le costume de fossoyeur avec un sang-froid redoutable. D'une frappe limpide, il a trompé son homonyme, le gardien colombien Camilo Vargas, actant l'élimination de la dernière nation caribéenne du tournoi. Un véritable crève-cœur pour les supporters de la région, mais un clin d'œil insolite du destin : si la Colombie rentre au pays, l'ADN de la Caraïbe continuera d'irriguer les quarts de finale. Face à l'ogre argentin au prochain tour, Rubén Vargas portera en lui, sous la tunique rouge à croix blanche, un ultime fragment de cet héritage antillais.