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Ingérences dans la présidentielle: il ne faut pas avoir “la main qui tremble” face à TikTok et X, exhorte Glucksmann

05 August 2026
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Le probable candidat à l'élection présidentielle Raphaël Glucksmann, cible d'une campagne de désinformation d'origine russe, a appelé mercredi les autorités françaises et européennes à ne pas avoir "la main qui tremble" face à ces ingérences étrangères. 

Au-delà de la tentative de déstabilisation de la Russie de Poutine, il faut aussi que "les grandes plateformes américaines et chinoises, en particulier X et TikTok, soient obligées de respecter les règles européennes" et sanctionnées si elles ne le font pas, a déclaré sur RTL l'eurodéputé.

"Ce que je demande, c'est qu'on n'ait pas la main qui tremble face à Elon Musk et X, qu'on n'ait pas la main qui tremble face au Parti communiste chinois", a-t-il ajouté. 

Et de rappeler les soupçons entourant le candidat d'extrême droite Calin Georgescu lors de la présidentielle de 2024 en Roumanie. Arrivé à la surprise générale en tête du premier tour, il a été accusé par les autorités roumaines d'avoir bénéficié d'une campagne de soutien illicite orchestrée par Moscou, notamment sur TikTok. L'élection a été annulée et le pro-européen Nicusor Dan a finalement remporté le scrutin quelques mois plus tard.

"Il n'y a pas eu de sanctions prises contre TikTok", a déploré Raphaël Glucksmann. "Ce qui s'est passé en Roumanie peut tout à fait arriver en France".

L'eurodéputé, critique virulent de Vladimir Poutine et ex-conseiller de l'ancien président géorgien pro-occidental Mikhaïl Saakachvili, a été ces derniers jours, comme l'a révélé Le Canard enchaîné, la cible d'une opération russe de "déstabilisation" impliquant sa compagne Léa Salamé et le journaliste Edwy Plenel. 

Les publications pointées du doigt incluent une vidéo de près de deux minutes, dont la voix est générée par IA. Elle affirme que la présentatrice du 20 heures de France 2 aurait tenté de soudoyer des médias pour favoriser la candidature de son mari.

À huit mois de la présidentielle, Raphaël Glucksmann a aussi lancé "un appel à la responsabilité" des différents candidats.

"Vous avez vu à quel point les dirigeants de droite et d'extrême droite se sont jetés" sur l’afflux inédit de dizaines de milliers de migrants à Ceuta pour remettre en cause Schengen, a-t-il déploré alors que Bruno Retailleau et les dirigeants du RN avaient demandé que l'Espagne soit immédiatement suspendue de cet espace.

Or, l'enclave espagnole située en Afrique du Nord ne possède aucune frontière terrestre avec un autre État membre de l'Union européenne. Et, si elle fait bien partie de l'espace Schengen, les personnes qui la quittent sont soumises à des règles spécifiques et des contrôles particuliers.

Concernant sa propre candidature à l’Élysée, Raphaël Glucksmann indique, à nouveau, qu'il dira "à la fin de l'été" s'il participera à la primaire réservée au PS et à son parti Place publique.

zub/sde/abl