Un an ferme sous bracelet pour des atteintes sexuelles sur deux mineures
Un ancien entraîneur de rugby âgé de 47 ans, Bruno Escarpe, a été condamné ce jeudi 3 septembre 2026 à un an d'emprisonnement ferme sous bracelet électronique pour des atteintes sexuelles commises sur deux mineures à Petit-Bourg.
Deux adolescentes, deux époques différentes et, selon le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre, des faits qui présentent suffisamment de similitudes pour emporter une conviction de culpabilité. La première victime n'avait que 10 ans au moment des faits, en 2011. La seconde était âgée de 15 ans, dix ans plus tard, en 2021. Les deux jeunes femmes ne se connaissaient pas et n'avaient, selon les débats, jamais eu l'occasion de se concerter. Pourtant, leurs accusations ont conduit les magistrats à retenir l'existence d'un faisceau d'éléments concordants.
Contrainte à des caresses intimes
L'audience, qui s'est tenue sans demande de huis clos de la part de la partie civile, afin que les faits soient publiquement exposés, a duré près de six heures. Elle a été particulièrement éprouvante, marquée par des sanglots, de vives tensions et une émotion omniprésente. Le premier épisode remonte au 14 février 2011. Bruno Escarpe, alors âgé de 47 ans, participait à un apéritif entre amis. À plusieurs reprises, il aurait quitté la soirée en prétextant se rendre aux toilettes. Mais celles qu'il utilisait se trouvaient dans la chambre où dormaient plusieurs enfants. Selon la fillette de 10 ans, l'homme se serait approché d'elle et l'aurait contrainte à des caresses intimes avant de tenter de la déshabiller. L'enfant aurait alors feint de dormir. Un épisode dont les conséquences, selon la partie civile, se sont prolongées bien au-delà de cette nuit : départ en métropole, plusieurs années de thérapie et un traumatisme profond.
Des explications peu convaincantes
Dix ans plus tard, une autre adolescente, alors âgée de 15 ans, accuse à son tour le prévenu de lui avoir imposé des attouchements. Face aux magistrats, l'ancien entraîneur de rugby du BRUC a catégoriquement contesté l'ensemble des faits. Pour expliquer les accusations de la première plaignante, il a évoqué la vengeance d'une enfant qui aurait été éconduite. Concernant la seconde, il a assuré qu'il ne s'agissait que de gestes assimilables à des massages sportifs. Des explications qui n'ont pas convaincu le tribunal. Le parquet a notamment insisté sur la concordance des accusations et sur la persistance du traumatisme psychologique décrit par les deux parties civiles. Malgré ses dénégations constantes, son statut d'homme marié de longue date et de père de deux filles, le prévenu a finalement été reconnu coupable. Le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre l'a condamné à un an de prison ferme, peine aménagé en détention à domicile sous bracelet électronique, ainsi qu'à trois ans de suivi socio-judiciaire. Outre son inscription d'office au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS), il lui est également interdit d'entrer en contact avec les deux victimes, mais aussi avec tout autre mineur.
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