Air Antilles : les salariés devront patienter jusqu’au 2 avril, le tribunal accorde un ultime sursis au repreneur
Ce jeudi 5 mars 2026, le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre a une nouvelle fois renvoyé l'examen du dossier, offrant un délai supplémentaire à l'unique repreneur potentiel, Pierre Sainte-Luce. Une décision qui prolonge l'angoisse des salariés de la compagnie aérienne.
Ce jeudi, les audiences se suivent et se ressemblent pour Air Antilles. Devant le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre, les débats ont duré près d'une heure et demie. Face aux juges, Pierre Sainte-Luce, l'unique investisseur à avoir déposé une offre de reprise, est venu présenter une copie remaniée de son projet. De nouveaux éléments ont été avancés, des ajustements promis, mais manifestement, cela n'a pas suffi à emporter l'adhésion immédiate de la juridiction. Soucieux de ne pas précipiter la chute d'une entreprise qui emploie plus d'une centaine de salariés, le tribunal a choisi la prudence en accordant un délai supplémentaire. Rendez-vous est pris pour le 2 avril 2026.
Du côté des employés, l'annonce de ce énième report a été accueillie avec un mélange de lassitude et de résignation. L'angoisse de l'attente, déjà bien présente depuis des semaines, va donc se prolonger un mois de plus. Mais une garantie leur a été donnée : il s'agira bien du dernier renvoi. Le 2 avril, quoi qu'il arrive, le tribunal rendra sa décision. Une épée de Damoclès qui continue de planer sur les salariés de la compagnie, suspendus au verdict final.
Une offre initiale jugée très insuffisante
Pour comprendre les atermoiements de la justice, il faut revenir à l'offre initiale de Pierre Sainte-Luce. Celle-ci prévoyait des garanties financières à hauteur de 2 millions d'euros. Un montant très éloigné des estimations de la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC), qui évalue plutôt les besoins pour un redémarrage viable de l'activité à environ 10 millions d'euros. Un fossé financier qui interroge sur la solidité du projet et sur la capacité du repreneur à remettre la compagnie sur les rails.
D'ici au 2 avril, Pierre Sainte-Luce dispose donc de quelques semaines pour revoir sa copie en profondeur et surtout, pour trouver les financements manquants. L'enjeu est de taille : convaincre le tribunal que son projet est viable, que les 10 millions d'euros nécessaires au redémarrage pourront être réunis et que l'emploi des salariés pourra être préservé autant que possible. Pour les employés, ce mois de mars sera celui de tous les espoirs et de toutes les craintes. En attendant, la compagnie reste suspendue, sans savoir si elle pourra jamais redécoller.
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