Par Morgane HAGUY [email protected]

Un prénom dans un registre, un nom attribué après 1848. À travers l'exposition « Aux sources de notre histoire », les Archives départementales plongent les visiteurs dans une mémoire familiale marquée par l'esclavage et l'abolition.
Dans la salle d'exposition des Archives
départementales, à Gourbeyre, il faut parfois s'approcher de la
vitrine pour distinguer les mots. L'encre a pâli, les écritures se
serrent, les pages portent les marques du temps. Mais derrière ces
lignes anciennes, ce ne sont pas seulement des documents que l'on
regarde. Ce sont des prénoms, des fonctions, des noms attribués,
des traces de vies longtemps conservées dans le silence des
registres. Présentée depuis le 5 mai jusqu'au 5 juin prochain,
l'exposition « Aux sources de notre histoire : de
l'asservissement à la liberté » rassemble plusieurs pièces
essentielles pour comprendre comment les familles guadeloupéennes
peuvent aujourd'hui remonter leur histoire. Registres d'esclaves,
actes notariés, listes de marrons, documents d'habitation ou
registres des nouveaux citoyens après 1848 : « parmi ces
documents, on a mis ceux qui servent directement à la
généalogie », explique Charly Jollivet, directeur des Archives
départementales.
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