Barbade : l’ouragan « Mia » rafle tout sur son passage… pour la troisième fois !
C'est un score de dictature dans une démocratie exemplaire. Hier (11 février 2026), Mia Mottley a réécrit l'histoire politique de la Caraïbe. Pour la troisième élection consécutive, la Première ministre de la Barbade réalise le " Grand Chelem "
Son Parti travailliste (BLP) remporte la totalité des 30 sièges du Parlement. Une performance électorale inédite qui consacre l'hégémonie absolue de celle qui a fait de son île une République, mais qui pose, en creux, la question vertigineuse de la disparition de toute opposition. “
“ 30-0 “ : Le K.O. technique qui humilie l'adversaire
Il n'y a pas eu de match. Les urnes ont parlé avec une brutalité rare pour le Parti démocratique travailliste (DLP), l'opposition historique, qui se retrouve une nouvelle fois éjectée de l'hémicycle sans le moindre siège pour pleurer. Mia Mottley, portée par son aura internationale de “ championne du climat “ et sa gestion domestique sans accroc majeur, a transformé le scrutin en plébiscite personnel. Les électeurs barbadiens ont validé massivement la stratégie de la “ Dame de fer “ de Bridgetown : stabilité économique, leadership mondial et fierté nationale retrouvée après la rupture avec la Couronne britannique.
Une icône mondiale... en roue libre à la maison
Ce triomphe valide la stature unique de Mia Mottley. Elle n'est plus seulement une cheffe de gouvernement caribéenne, elle est devenue une marque. De l'ONU aux sommets financiers, sa voix porte pour exiger la réforme du système financier mondial (l'Initiative de Bridgetown). Pour l'électeur local, voter Mottley, c'est voter pour que la Barbade joue dans la cour des grands. Cette fierté diplomatique a agi comme un anesthésiant sur les critiques locales concernant le coût de la vie ou les infrastructures. Face à une telle machine de guerre politique, l'opposition est apparue amateur, divisée et inaudible.
Le danger du “ parti unique “ : Quand le débat meurt sous les applaudissements
Mais derrière les feux d'artifice de la victoire se cache une anomalie démocratique inquiétante. Avec 100 % des sièges contrôlés par un seul parti pour la troisième fois, le Parlement de la Barbade risque de devenir (ou plutôt rester) une simple chambre d'enregistrement. Comment exercer le contrôle démocratique quand le gouvernement se contrôle lui-même ? Qui posera les questions qui fâchent lors des sessions parlementaires ? C'est le paradoxe Mottley : elle est une démocrate convaincue qui, par l'ampleur de son succès, a accidentellement créé un système de parti unique de facto. La Barbade se réveille ce matin avec une stabilité politique en béton armé, mais avec un contre-pouvoir réduit au néant. Et en politique comme en météorologie, l'absence de vents contraires finit souvent par étouffer.
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