Terrain hérité, indivision ancienne. Le bornage, souvent perçu comme une simple affaire de limites, devient vite une étape décisive pour sortir du flou familial et juridique.
Des immortelles, un ancien chemin, une clôture, la
maison de la petite sœur, la promesse du défunt père : dans
une famille, chacun croit souvent savoir où commence
« sa » part. Mais avant même de planter une borne, encore
faut-il savoir qui sont les héritiers, où commence la propriété, et
qui peut décider.
SA part du gâteau et rien que ça
« Il y a un gâteau, mais il n'est pas
partagé. Tant qu'il n'est pas partagé. On ne peut pas se
servir », insiste le géomètre Louis Caudrelier, à propos de la
succession. Au cabinet Simon au Gosier où il exerce, le géomètre
relève souvent cette erreur fatale dans les dossiers de
succession : croire que l'on peut agir seul, au nom d'une part
que l'on estime déjà acquise. Pour lui, c'est souvent là que les
blocages commencent : un héritier veut « récupérer sa
part », construire, vendre ou borner, sans associer les autres
ayants droit. Or, tant que la succession n'est pas réglée ou que
l'indivision n'a pas été partagée, personne ne peut se servir
isolément.
Qui sont les propriétaires ?
« Pour faire un bornage, il faut connaître
les propriétaires », résume le géomètre. Or, lorsque le titre
est encore au nom d'une personne décédée, il faut d'abord savoir
qui sont ses héritiers.
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