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Chiens à l’attache : la préfecture rappelle que “la maltraitance n’est pas une option”

24 February 2026
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Par Christophe VERGER [email protected]

Face aux préoccupations croissantes concernant le bien-être animal, il est rappelé que la détention des chiens à l'attache doit respecter des conditions strictes.
Face aux préoccupations croissantes concernant le bien-être animal, il est rappelé que la détention des chiens à l'attache doit respecter des conditions strictes. • DR

Dans un communiqué publié lundi 23 février, la préfecture de Guadeloupe hausse le ton contre les mauvais traitements infligés aux animaux. Face à des pratiques encore trop courantes, les autorités rappellent les règles strictes encadrant la détention des chiens à l'attache.

Le message est clair et sans ambages. Dans son communiqué, le Service régional de la communication interministérielle martèle : "Un animal est un être sensible. Ce n'est ni une alarme, ni un objet, ni un équipement de sécurité." Une piqûre de rappel nécessaire alors que de nombreux chiens sont encore utilisés comme simples gardiens, attachés du matin au soir sans considération pour leur bien-être. La préfecture entend ainsi répondre aux "préoccupations croissantes" de la population en matière de condition animale.

Si la loi n'interdit pas formellement d'attacher un chien, elle encadre très strictement cette pratique. Les autorités listent plusieurs exigences impératives :

- L'animal doit disposer d'un espace suffisant pour se déplacer librement

- Le dispositif d'attache ne doit pas provoquer de blessures (une longueur minimale de 2,50 mètres est recommandée)

- Un accès permanent à de l'eau propre et à une alimentation adaptée doit être garanti

- Un abri approprié doit protéger l'animal des intempéries et du soleil

- Des moments réguliers de liberté, d'exercice et d'interaction avec son propriétaire sont obligatoires

L'attache permanente interdite

Le point crucial du rappel à la loi concerne la durée. "L'attache ne doit en aucun cas constituer un mode de garde permanent", insiste la préfecture. Elle doit rester "temporaire et adaptée à la situation". Autrement dit, un chien qui passe sa vie au bout d'une chaîne, sans surveillance ni aménagement, est considéré comme victime de mauvais traitements. Le communiqué se veut également dissuasif. "Les manquements peuvent entraîner des sanctions pénales, des amendes et la confiscation de l'animal", prévient la préfecture, qui promet "aucune tolérance pour les situations de négligence manifeste". Le communiqué conclut sans ambivalence : "Le bien-être animal n'est pas négociable. Ne banalisons pas la maltraitance animale. C'est une infraction !". Un avertissement qui devrait faire réfléchir les contrevenants, alors que la sensibilité sociétale sur ces questions ne cesse de croître.