Contrôle technique : les voitures équipées d’airbags Takata recalées d’office
Les véhicules concernés par un rappel « stop drive » seront immobilisés tant que l’airbag défectueux n’aura pas été remplacé
L’État a renforcé les règles du contrôle technique depuis le 1er janvier 2026 en France en interdisant la circulation des voitures encore équipées d’airbags Takata défectueux.
Depuis cette date, tout véhicule concerné par un rappel Takata classé « stop drive » est automatiquement recalé lors du contrôle technique. La présence d’un airbag identifié comme dangereux entraîne un classement en défaillance critique. Le contrôle n’est pas validé et le véhicule ne peut plus circuler légalement.
La mesure s’applique à l’ensemble du territoire national. Elle vise les voitures dont le rappel constructeur impose l’arrêt immédiat de l’utilisation en raison d’un risque avéré lors du déclenchement de l’airbag. Le passage au contrôle technique devient ainsi un point de blocage tant que la réparation n’a pas été effectuée.
Une défaillance critique assimilée à un danger immédiat
L’inspecteur du contrôle technique doit vérifier si le véhicule est concerné par un rappel « stop drive ». Si c’est le cas, la contre-visite est obligatoire après remplacement de l’airbag par un professionnel agréé. Sans cette intervention, aucune validation n’est possible.
Les autorités rappellent que ces airbags peuvent projeter des fragments métalliques en cas de déclenchement, provoquant des blessures graves ou mortelles. Le risque est documenté depuis plusieurs années et a conduit à l’un des plus importants rappels de l’histoire automobile.
Une mesure de sécurité renforcée, notamment pour l’Outre-mer
Le durcissement du contrôle technique intervient alors que plusieurs accidents graves ont été recensés, en particulier dans les territoires ultramarins. Les conditions climatiques chaudes et humides accélèrent la dégradation du gaz propulseur utilisé dans ces airbags, augmentant le risque d’explosion incontrôlée.
Les pouvoirs publics estiment que l’information et les rappels volontaires n’ont pas suffi à retirer de la circulation tous les véhicules concernés. Le passage par le contrôle technique devient donc un levier contraignant pour forcer la mise en conformité du parc automobile.
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