Bonne nouvelle pour la biodiversité : les représentants de 132 pays et de l'Union européenne ont approuvé, dimanche 29 mars à Campo Grande au Brésil, l'inscription de 40 nouvelles espèces migratrices sur la liste des animaux bénéficiant d'une protection internationale.
Réunis au sein de la 15e Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS) de l'ONU, les pays membres se devaient d'agir. Le constat est alarmant : près de la moitié (49 %) de toutes les espèces répertoriées par la CMS présentent des tendances de déclin de population, et près d'une sur quatre est menacée d'extinction à l'échelle mondiale. Après une semaine de négociations à Campo Grande, dans le Pantanal brésilien, l'une des zones les plus riches en biodiversité de la planète, située au sud de l'Amazonie, les 132 pays signataires et l'Union européenne ont adopté une nouvelle liste de 40 espèces bénéficiant d'une protection renforcée.
Parmi les espèces désormais inscrites figurent des animaux emblématiques :
- le harfang des neiges, la chouette blanche rendue célèbre par la saga Harry Potter
- le grand requin-marteau
- la hyène rayée
- la loutre géante du Brésil
Cette liste marque une avancée significative pour la préservation de la biodiversité mondiale.
Une convention juridiquement contraignante
La Convention sur la conservation des espèces migratrices est juridiquement contraignante. Les pays signataires ont désormais l'obligation légale de :
- protéger les espèces classées comme menacées d'extinction
- conserver et restaurer leurs habitats
- minimiser les obstacles à leur migration
- coopérer entre eux pour mener à bien cette préservation
Une obligation essentielle car, par définition, les espèces migratrices ne connaissent pas de frontières.
Plus tôt dans le mois, un rapport de l'ONU a alerté sur "l'effondrement" des migrations indispensables à la survie des espèces de poissons d'eau douce comme les anguilles, causé par la dégradation des habitats naturels, la surpêche ou les barrages. La prochaine édition de la COP sur les espèces migratrices se tiendra en 2029 en Allemagne, pour marquer le cinquantenaire de la Convention, fondée par un traité international adopté en 1979 à Bonn.
En attendant, les engagements pris à Campo Grande devront désormais se traduire dans les politiques nationales, y compris dans les territoires ultramarins français, où la protection du Petit Chevalier et du grand requin-marteau devient une obligation.
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